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Saturday, January 13, 2018

Libéralisme ? Economie ? Cliché quand tu nous tiens - (3)

(Article originalement publié pour le Journal Toulousain dans la Chronique de Patrick Aubin. Republié ici quelques années après, car il garde je crois son intérêt socio-politico-économique.)

(Une lectrice attentive et anonyme, m’a écrit en réponse à la chronique « Football : carton rouge pour l’hyper-fiscalité » (JT du 05/06/13). Cette missive me donne l’idée de reprendre son texte par une série d’une douzaine de chroniques destinées à chasser les faux clichés économiques classiques.)

Suite du courrier de ma lectrice : « Cela [NB : l’ultra-libéralisme] a contribué à la crise actuelle qui en appauvrissant et en démoralisant la classe moyenne, risque de mettre à mal la démocratie en Europe, comme dans les années 30 ». Voilà une belle envolée lyrique, mais que d’amalgames ! Le présent côtoie le passé, la politique est confondue à l’économie, la cause devient conséquence et vice-versa.

Vous avez raison. La crise est la même que celles des années 30. Incontestablement, c’est une crise monétaire, due à l’excès de crédit public. Ceux qui ont en charge la gestion de l’état n’ont rien fait pour arrêter l’expansion de la dette. Forts de l’histoire, ils n’auraient même pas dû commencer. Mais il est si facile de vivre à crédit quand cet argent n’est pas le vôtre et qu’on peut en abuser pour soi.

Mais chère Madame, comme en 1929, cette situation n’a rien de libéral. Si chacun de nous devait gérer son propre budget comme les politiciens, il y a longtemps que nous aurions tous fait faillite. Voilà la logique libérale. A l’inverse, la crise actuelle est ce paradoxe où l’homme politique, tel un Jésus, veut multiplier des sous qu’il nous confisque tout en blâmant le libéralisme de ses échecs.

En France, le PIB (Production Intérieure Brute), qui prétend mesurer la richesse produite, est réputé composé pour 57% de dépense publique. « Réputé » car le public ne produit en réalité rien du tout. Ces 57% cachent la richesse produite par le seul secteur privé. La fiscalité réduit la capacité de tous à produire plus, elle ne peut donc nous enrichir. Ne cherchez pas ailleurs l’appauvrissement collectif.

Car 57% du PIB, cela veut dire en gros qu’une personne sur deux est financée par l’autre. Libéral vous trouvez ? Pour appauvrissement et démoralisation, vous avez raison. Mais ce sont les conséquences systématiques du seul socialisme. La méritocratie libérale véritable ne produirait pas ce genre de marasme, même en France ! Et ce n’est pas la période actuelle qui nous apportera un démenti.

Ma lectrice évoque la « classe moyenne », concept collectiviste. Mais s’en rend-elle compte ? Marx répartissait la société en « classes » selon l’épaisseur du portefeuille. Or la richesse, ça va, ça vient. Le plus important, c’est de participer aux libres échanges, générer de la valeur pour soi, et ainsi voir la société entière profiter. Les classes selon les libéraux sont tout autres : il y a les taxeurs et les taxés.

La richesse ne naît pas des billets, mais des échanges libres et spontanés qu’on effectue. Un échange libre et volontaire est en fait l’ultime choix démocratique. Je m’enrichis car j’ai choisi et je satisfais mes besoins ou envies. La fiscalité réduit et canalise les échanges libres et volontaires. Elle confisque et redistribue selon un total arbitraire et met à mal la vraie démocratie. La liberté, elle, est morale.

C’est un des fantasmes des hommes politiques que de croire que la richesse peut se répartir mieux grâce à eux. Or qui peut savoir ce qui est mieux ? L’interventionnisme fiscal crée des injustices envers les échanges honnêtes pendant que des malhonnêtes profitent des jeux du pouvoir politique.

En fait, Madame, plus il y a de gens qui profitent des aides et des subventions, plus la démocratie majoritaire devient clientéliste et enfonce la société dans l’arbitraire. Ce n’est pas le libéralisme qui pervertit la société, qui cause les crises et qui appauvrit comme pendant les années folles. C’est la dérive clientéliste démocratique due à un pouvoir confié aux politiciens désormais démesuré.

Wednesday, December 20, 2017

Plaidoyer pour la liberté de créer des richesses

(Article originalement publié pour le Journal Toulousain dans la Chronique de Patrick Aubin. Republié ici quelques années après, car il garde je crois son intérêt socio-politico-économique.)

A l’heure où chacun fait ses comptes de rentrée, l’horizon économique de notre pays s’est assombri de multiples plans sociaux durant l’été. La région toulousaine n’a pas été épargnée et nos emplois fondent encore, faute de compétitivité de la France sur le marché mondial. Le chômage avance.

Le miracle n’aura pas lieu : le niveau de dépenses publiques (plus de 56% du PIB en France / plus de 58% pour Midi-Pyrénées) inhibe toute motivation individuelle et force à l’exil ceux qui refusent le « vol légalisé ». Nos hommes politiques sont prisonniers de leurs turpitudes et scellent la lente mort industrielle du pays. A vouloir intervenir toujours plus dans l’économie sous de fallacieux prétextes, ils asphyxient progressivement les entreprises par une fiscalité allant toujours croissant, issue de l’imagination débordante de faux besoins « publics ». Pourquoi s’arrêter en si bon chemin puisqu’ils signent des chèques sans provision sur le dos des citoyens par l’endettement immodéré de l’Etat ?

Avant qu’il ne soit trop tard, sera-t-il un crime de s’interroger sur la légitimité, ou plutôt l’illégitimité, de la saignée fiscale mise en place par les gouvernements successifs ? En 1789, la chute de la royauté n’était-elle pas déjà liée à un abus d’impôts sur le peuple ? Car c’est toujours parmi le peuple seul qu’on trouve les pourvoyeurs de ce qui se prétend « l’argent public » et dans lequel les dirigeants politiques puisent généreusement. Comprenons que l’Etat n’est jamais un créateur de richesses. Jamais. La richesse se reconnaît par l’acte volontaire et non la force. L’intoxication idéologique a fait perdre de vue à chacun que toute mesure publique se finance par spoliation étatique au détriment de la création de richesses, elle-même dans les seules mains des entrepreneurs privés.

Le Français peut-il continuer à croire à ces exceptions dans tous les domaines, y compris l’économie, en niant ainsi la réalité ? Il eut été politiquement plus raisonnable, au lieu d’intervenir et falsifier le marché, de garantir aux créateurs de richesses leur liberté à les produire sans oppression fiscale. N’est-ce pas le but de la politique que de garantir les droits tel qu’énoncés par la déclaration des droits de l’homme ? En se faisant « intervenant », l’homme politique spolie la propriété et la sécurité économique de citoyens honnêtes : il bafoue l’esprit de la République en privant chacun de ses actes.

Celui qui produit des richesses serait-il donc forcément malhonnête, pour être devenu une cible à culpabiliser ? Or sans créateur de richesses, où serait la société française ? Constatons plutôt que le créateur de richesses est aujourd’hui réduit à l’état de « forçat des temps modernes » puisqu’on attend de lui toujours plus de richesses… pour le spolier toujours plus. Est-ce bien moral et honnête ?

Car si le système politique a choisi de maintenir ses privilèges personnels en passant par les fourches caudines du capital bancaire, toute la société française, en libérant la création de richesses de ses chaînes fiscales, y gagnerait en dynamisme. Évitant ainsi de rester bloquée sur une pente destructrice en invoquant le sacro-saint « Etat social » à attendre des jours meilleurs qui ne sauraient venir car ils sont coincés en nous. Pourtant la main invisible du marché dans lequel évoluent et que font vivre à chaque instant tous les citoyens est autrement plus efficace que la main mise arbitraire de l’Etat.

Est-il lucide de faire confiance à l’homme politique, fut-il élu, pour faire le bonheur de chacun ? Bizarre, il semble que si c’était le cas, nous le saurions et serions tous depuis longtemps…

Monday, December 18, 2017

Les secrets de la monnaie

(Article originalement publié pour le Journal Toulousain dans la Chronique de Patrick Aubin. Republié ici quelques années après, car il garde je crois son intérêt socio-politico-économique.)

Un événement qui prend la monnaie comme sujet est assez rare. A Mazamet, ce 9 mars dernier, la sortie d’un livre « Les secrets de la monnaie » a été pris comme prétexte par les socialistes locaux pour organiser un débat sur « Changer la monnaie pour changer le monde », rien de moins. En tant que libéral, face à cuisine monétaire de nos sociales-démocraties, je salue l’intérêt apporté à ce sujet difficile et central à la société humaine. Voilà donc une grande et intéressante ambition issue de notre région ! Hélas, sans juger l’événement mazamétain ni le livre, constatons que ces débats sombrent dans les travers les plus communs en la matière. Accordons-leur qu’ils aboutissent sur de bonnes questions – celles pour lesquelles tout libéral apporte les seules réponses depuis toujours.

Ainsi un tel débat commence souvent bien en rappelant que la monnaie est « l’instrument commun et universel des échanges ». En effet, instrument social, la monnaie n’a d’autre fonction que de faciliter les échanges commerciaux et se doit de conserver la valeur ainsi transférée pour de futurs échanges. Mais très vite, on assiste au dérapage avec « l’accès libre et équitable » à la monnaie comme « indispensable au progrès et à la prospérité ». Or il existe deux types de monnaies.

Les monnaies métalliques (or, argent…) n’ont jamais posé de question d’équité. Leur reconnaissance par le marché, à l’abri des manipulations politiques, suffisait à assurer leur caractère éthique. Mais la monnaie contemporaine n’est plus une monnaie marchande. Arme politicienne, sa dématérialisation sur du papier sans valeur marchande permet à ceux qui s’arrogent le pouvoir d’en produire à l’envi. Si l’euro pose ainsi question en matière d’éthique, aucune monnaie ne pose de problème d’accès. On en a ou pas, selon sa capacité à valoriser son activité. Où est le problème ? De plus, ce n’est pas la monnaie qui fait le progrès, ni surtout la richesse, surtout quand il est constaté qu’elle ne vaut plus rien ! Même l’accès au crédit n’est pas une question de monnaie, mais d’investissement.

Les âmes bien-pensantes estiment que « les conditions d’accès à la monnaie sont fondamentales … pour l’accomplissement de la démocratie ». Totalement démagogique, car si une monnaie en général suscite plutôt la convoitise des hommes politiques, l’or, par exemple, n’a aucune « condition d’accès autre que l’échange » et est dénué de tout pouvoir politique. Pour l’euro, c’est différent : la monnaie est créée à discrétion par les banquiers, qui en disposent avant tous les autres citoyens, ce qui les enrichit. Le montant en euro sur le papier ne reflète absolument pas la valeur réelle du papier que vous avez entre les mains. Hautement immoral et arbitraire, ce n’est qu’une belle escroquerie.

Souvent, les auditeurs entendent un message fort comme : « Espérer obtenir une société libre et respectueuse du droit des personnes avec un système monétaire qui viole ces principes est une utopie ». Cette phrase résume parfaitement le problème du système monétaire mondial et ses enjeux sociétaux. Là où c’est comique, c’est que les valeurs de « société libre » et de « droit des personnes » sont des valeurs libérales bafouées régulièrement par les sociales-démocraties.

En conclusion, vous entendrez « qu’il est nécessaire de proposer des solutions alternatives concrètes ». Mais rien de concret ni de réaliste ne surgira de ce type de débat. Or le libéral a compris et expliqué depuis longtemps le rôle des mécanismes monétaires. Les vraies solutions alternatives sont tout aussi connues : elles s’appellent libéralisation de la monnaie, abandon de toute banque centrale et retour à une contre-valeur métal marchandise comme monnaie universelle. Le retour à la liberté est la seule condition d’une société libre et respectueuse du droit des personnes. Mais les socialistes et sociaux-démocrates en sont bien incapables, pour le plus grand malheur des peuples.

Friday, December 8, 2017

L’Humain contre le Laissez-Faire

(Article originalement publié pour le Journal Toulousain dans la Chronique de Patrick Aubin. Republié ici quelques années après, car il garde je crois son intérêt socio-politico-économique.)

L’affaire Maurice Taylor (Titan) contre Montebourg a fait grand bruit cette semaine. Parmi les grands thèmes qui ont matérialisé l’affrontement entre soutiens et opposants au patron de Titan, on note un grand classique de la rhétorique gauchiste, cette idée voulant que le capitalisme ne se soucierait pas assez de l’humain et que seuls les gens de gauche posséderaient cette grandeur, cette empathie suffisante pour remettre l’humanité au cœur des affaires et de l’économie, sauvagement froides.

Selon cette thèse, le capitalisme et son rejeton le laissez-faire ne seraient qu’une machine à brasser de l’argent sans âme et à écraser les pauvres travailleurs et prolétaires, leur sainteté les syndicats et élus de gauche œuvrant chaque jour pour combattre ce mal et remettre l’homme à sa juste place.

Pourtant, contrairement à la vulgate et aux légendes de tous poils, contrairement au discours en vogue dans l’opinion, colporté par l’école comme par les médias, aucun système socio-économique ne peut être plus « humain » que le laissez-faire. Il suffit de comprendre ce qu’il signifie pour s’en rendre compte. Comment un système où l’homme laisse faire l’homme pourrait-il être inhumain ?

Ce que beaucoup de critiques « pro-humain » du capitalisme de laissez-faire ne comprennent pas, c’est qu’une économie de libre marché constitue l’expression la plus pure de l’humanité collective. Dans une économie de libre marché, c’est-à-dire une société spontanée naturelle, tous les échanges entre individus sont des échanges volontaires, et ainsi créateurs de richesse. Les échanges qui ne seraient pas volontaires ne peuvent être donc être que contraints, ce qui est contraire avec le concept du libre marché. Donc un marché libre est humainement créateur de richesse.

Peut-être faut-il rappeler que la richesse n’est jamais une chose absolue, elle n’est que dans la tête de chacun de nous. Je sais ce qui me fait riche, et ce n’est pas les mêmes choses que vous. Dès lors, la richesse, ou plutôt l’enrichissement se manifeste quand on échange, abandonnant à l’autre un objet de faible valeur pour soi pour en gagner un de plus grande valeur. Richesse suppose échange. Dit autrement, s’enrichir ne peut se faire que mutuellement et spontanément dans une société libre. Où est donc la trace d’inhumanité dans une telle société ? Le laissez-faire est profondément humain.

Il existe bien sûr de nombreux cas d’échanges non volontaires dans la vraie vie. Le plus fréquent reste celui où une bureaucratie a le pouvoir de nous imposer, de nous dérober une taxe. Car il faut toujours le rappeler, taxer ou imposer ne sont que des formes déguisées de vol. Et c’est là où le raisonnement socialisant dérape. Sous un prétexte humanitaire plus ou moins alambiqué, au titre d’un objectif de solidarité de façade, le socialisme n’hésite pas à prendre à Pierre pour donner à Paul – en prenant bien sûr au passage largement de quoi s’engraisser soi-même. Double duperie et perte.

Et c’est parce que le vol est camouflé sous des couches de fausse solidarité qu’on a fini, sournois, par convaincre une grande partie du peuple, par ailleurs peu instruit, que le socialisme est le symbole d’une société humaine. Pourtant, rien n’est plus faux et les libéraux n’ont de cesse de le dénoncer.

Parmi les symboles honnis du capitalisme, on compte le profit, symbole de l’exploitation du riche aux dépens des pauvres. Pourtant là encore, rien n’est plus faux, rien n’est moins la preuve d’une incompréhension profonde du fonctionnement social naturel. Car le profit est toujours partagé. A chaque libre échange, les deux parties gagnent un peu. Chacun profite. Echange après échange, le profit cumulé par un entrepreneur est donc la marque d’autant de profit accumulé par ses clients.

Dans une société libre, celle du véritable laissez-faire, le profit est donc un bon indicateur du niveau de service rendu par un individu ou une entreprise aux autres citoyens. Comment faire plus humain que cela ? Bien sûr, la société réelle que nous subissons n’est en aucun cas cet idéal. Mais ce qui l’en éloigne c’est justement que les bureaucrates et autres gouvernants interfèrent pour faire du libre échange et du laissez-faire des légendes. C’est donc l’étatisme socialiste qui ôte son humanité au capitalisme et non l’inverse. Dès qu’on lève le voile de la propagande, l’empereur redevient nu.

Saturday, October 7, 2017

Il y a toujours 50% de riches et 50% de pauvres

On nous rebat constamment les oreilles de trop de « riches » et surtout de trop de « pauvres ». Pourtant, personne ne se dit jamais « riche » et la plupart des gens se diront plutôt proches ou sympathiques des « pauvres ». Alors, qui est « riche » et combien comptons-nous de « riches » ?

Avez-vous remarqué qu’à part quelques personnalités qui d’ailleurs s’en défendent, il y a très peu de « riches » et que nous nous pensons tous comme les « pauvres » de quelqu’un ? Je suis certainement plus « pauvre » que feue Liliane Bettencourt, mais elle-même fut une misère comparée à un Bill Gates ou à un Jeff Bezos, le nouveau lauréat du très temporaire record de la fortune personnelle.

Certes, mais des vrais « pauvres », cela existe et ne peut être contesté, n’est-ce pas ? Il est vrai qu’on voit de nombreux SDFs dans le métro. Mais sont-ils plus ou moins « pauvres » que ces gens qui survivent au fin fond des forêts amazonienne ou de Nouvelle Guinée ? Ou dans les nombreux bidonvilles de ces pays au soleil où la misère serait moins pénible ? A voir le nombre de SDF munis d’un téléphone ou d’un animal de compagnie, la question, même si déplaisante, fait… question.

Il se pourrait donc bien qu’un « pauvre » chez nous ne soit pas si « pauvre » ailleurs ». Ou à une autre époque : pendant la Seconde Guerre, l’immense majorité des Français en ville ne mangeaient pas à leur faim. Comme hélas bientôt la majorité des Vénézuéliens – le pays des amis des « pauvres » ?

On nous parle de « riches » et de « pauvres », mais ni les uns ni les autres n’existent. Personne ne porte en clair sur son état civil le qualificatif de « riche » ou « pauvre ». On nous affirmera que le nombre de zéros du compte en banque reste quand même une mesure objective de la « richesse ». Sauf que ceux qui avancent cet argument se veulent souvent en même temps non matérialistes, et qu’il n’y a pourtant rien de plus matérialiste que de ne mesurer la « richesse » en euros ou dollars.

La « richesse » est dans les esprits, nous dira-t-on. Ou bien, la chanson nous dit qu’on n’est « riche que de ses amis ». Alors, ça veut dire que tous mes amis sont « riches » aussi, et les autres sont tous « pauvres » ? Même si les gens que je n’aime pas ou que je ne connais pas ont des amis eux aussi ?

Finalement, on le voit bien, la seule manière objective de compter qui est « riche » ou « pauvre », c’est par 50% : couper la population en deux parties égales : la moitié des plus « riches » d’un côté » et la moitié des plus « pauvres » de l’autre. Deux parties égalent en nombre, parfait ! Mais inégales en « richesse », mince. Comment faire ? 50%, oui, voilà ! Chacune des deux moitiés peut être encore coupée en deux. Et ces deux moitiés coupées encore, et encore. Décidément, la « richesse », c’est 50% évident et 50% compliqué. Il vaut mieux être « pauvre », peut-être, c’est bien plus simple.