Ce matin, je prends l'avion pour Paris, comme souvent et comme des centaines de Toulousains chaque jour.
Comme il est de norme depuis l'attentat du 11 septembre 2001, j'affronte donc et je passe, sans trop de zèle de leur part, les contrôles dits de sécurité et leurs rayons X.
Et tout d'un coup, au moment où je quitte l'endroit, j'entends un haussement de voix et un cri venant de derrière moi.
Un autre voyageur, manteau, costume, écharpe, donnant tous les signes d'un voyageur d'affaire comme moi, se fait assaillir et littéralement sauter dessus par deux policiers. Il avait, semble-t-il, eu des mots avec une contrôleuse. Mais voilà qu'il résiste et lutte contre les policiers. Des chaises sautent, les deux techniciens de la soumission s'acharnent et le temps que je passe, ils l'ont mis à terre et les menottes lui sont passées.
J'ai songé à prendre une photo pour mieux témoigner de cette honte, mais j'avoue que je n'ai pas voulu prendre le risque de me faire moi aussi mettre les bracelets.
Je ne sais pas ce que cet homme à pu dire ou faire. Mais je suis pourtant convaincu que cela ne justifiait pas plus qu'un rappel à l'ordre et certainement pas ce qu'il faut bien appeler une violente agression et un abus de pouvoir.
Pourquoi cet homme a-t-il réagi - peut-être mal - envers la contrôleuse ? Lassitude des gens devant la pourriture de l'ambiance sociale, je serais prêt à parier que ce matin, ce fut la goutte d'eau qui l'a fait disjoncter.
Je voyage très régulièrement depuis ma prime jeunesse et j'ai connu l'avant rayons X. J'ai subi ces contrôles dans des dizaines d'aéroports et de pays. Je n'ai jamais vu autre chose que du temps perdu, la honte d'y subir des fouilles ridicules et infondées et des contrôleurs inutiles qui sont d'autant plus arrogants et désagréables qu'ils ne trouvent rien à retirer des poches de la masse des voyageurs.
Beaucoup pensent que ces contrôles sont nécessaires pour assurer la sécurité à bord des avions, sécurité qu'on aurait perdue avec le World Trade Center. Benjamin Franklin nous a pourtant appris que ceux qui mettent la sécurité avant la liberté ont toutes chances de détruire les deux. Car non seulement les rayons X ne servent à rien, ils sont donc liberticides et coûtent une fortune sans aucun retour sur investissement.
Il est intéressant de voir qu'ils ne sont pourtant pas remis en cause, ce qui hélas est un signe de la résignation de nos concitoyens.
Car le choix de ces contrôles nous a été imposé sans nous laisser la possibilité de trouver d'autres options. Ce n'est pas une demande de la population, c'est une contrainte rapidement imposée par les gouvernements mondiaux, sans avoir laissé le peuple peser son pour et son contre.
Pourtant, il n'est pas du tout certain que le risque soit à la hauteur de ces contraintes. Après tout, combien de gens qui voyagent, dépensent des taxes parfois plus chères que leur billet, qui perdent un temps précieux et qui ne peuvent pas prendre avec eux même une simple bouteille à bord, préféreraient prendre le risque d'une improbable attaque ? Ou seraient capables de suggérer d'autres idées moins intrusives pour sécuriser l'avion ?
Le pire, c'est que le phénomène touche d'autres pans plus quotidiens de la vie, telle l'automobile, où l'on peut désormais se faire arrêter sous simple prétexte d'absence de choses aussi indispensables qu'un éthylotest, un triangle ou un gilet fluo. Au train où vont les choses, on ne pourra bientôt plus critiquer ouvertement quiconque sans se faire agresser par ceux qui devraient nous protéger et non nous prendre pour des cibles.
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Monday, December 10, 2012
Monday, January 4, 2010
Grippe A : comment évaluer le coût du principe de précaution ? - Reaction a l'article sur Rue89
Sur Rue89, ce 04/01/2010, un article intitulé :
Comme entrée en matière est posée la question suivante, s'agissant de l'évaluation du nombre de vaccins H1N1 qu'il fallait ou non acheter pour la France :
Une telle question démontre soit une incompréhension des questions économiques, soit un malentendu sur la nature du problème, qui est justement économique et non social ou que sais-je. Une approche économique répondrait : en le demandant au marché, dont c'est le rôle. Personne d'autre que le marché ne peut ou ne sait répondre, comme F.von Hayek l'a largement démontré.
Suit une transcription des propos de notre professeur genevois, avec tout d'abord une révélation :
Ça c'est de l'information ! Ce spécialiste des politiques territoriales nous avoue tout simplement qu'à son avis, sinon dans la réalité (?) les 'pouvoirs publics' choisissent en fonction de leurs fesses et carrières, mais pas vraiment en fonction du risque réel envers la population. Normal me direz-vous, c'est humain, et puis de toute façon, ils ne savent ni ne peuvent mesurer le risque, alors...
Un peu plus loin, on apprend :
Ah bon ? Les moyens ne sont pas infinis ? Ben vraiment, j'avais besoin d'un prof pour me donner cette information, merci m'sieur... Surtout que lesdits moyens viennent de nos impôts, j'avoue que personnellement je préfère quand ils ne sont pas infinis.
Ce grand professeur termine avec une note philosophique désolée :
Quel dilemme, pauvre principe de précaution, le mal compris et mal aimé ! Notre professeur ne voit donc pas que le principe de précaution est simplement inutile et contraire au bon sens. Avec ce principe, on serait en droit d'attendre des 'pouvoirs publics' qu'il nous protègent contre les effets secondaires des typhons sur la Floride, ou contre une invasion de crickets comme au Sahel, ou même contre l'éventuelle mort du soleil ou que sais-je encore. Ça n'a aucun sens et surtout ce n'est pas le rôle de l'état quel qu'il soit.
C'est à chacun de nous de gérer ses propres risques, et surtout de bien veiller à éloigner l'état du sujet. 'Incapacité publique' me convient mieux que 'pouvoirs publics'.
Mais continuons, nous avons maintenant droit à la vision d'un 'économiste' :
Bon, tout d'abord, bonne nouvelle : 'on' réfléchit. Tu me diras, 'on' en paye assez pour ça, 'on' (vous notez, c'est pas le même 'on') serait en droit d'attendre qu'ils concluent de ne pas dépenser, justement.
Il nous confirme que les budgets ne sont pas infinis - décidément, ça leur pose manifestement problème, ça serait quand même mieux si 'on' pouvait les augmenter à vue ces fichus budgets.
Mais le mieux, de la part d'un économiste, c'est bien le "il faut mettre en rapport les coûts et les bénéfices attendus". Et comment s'y prendre ? Moi, je ne suis pas économiste, mais 'on' m'a dit que le rôle du marché consiste justement - ça tombe bien - à permettre l'établissement de prix qui sont l'expression de la valeur d'un bien ou service pour ses usagers.
En clair, pour savoir si un projet présente un intérêt, mets le sur le marché et le marché répondra. Fastoche pourtant, pourquoi ne le propose-t-'on' pas ?
Puis il poursuit avec :
Alors donc, le propre d'une démocratie, c'est que 'nos choix publics reflètent nos choix individuels'. Et comment la foultitudes de choix individuels s'est-elle donc exprimée dans cette affaire ? Avec 5% de personnes qui se font vacciner, il semble qu'il y ait hiatus.
Mais surtout, on mélange risque avec action. A supposer que certains risques existent, comme le supposé risque environnemental, la solution quant à elle passe par l'action individuelle, et non par l'action 'd'organes' incontrôlés comme 'l'état-c'est-pas-moi'. Si l'état doit faire quelque chose, c'est informer, pas interférer.
Pour finir, l'apothéose, on sent le type qui réfléchit pour sa paroisse :
La première phrase bien sûr signifie 'il faut plus de budget pour la recherche', mais passons.
Le couplet sur l'évaluation est grandiose pour un économiste. Il oublie simplement le rôle du marché.
Il faut vous dire que sur Toulouse, il n'y a pas grand monde qui ne soit socialiste - hélas je suis bien isolé - alors on l'excuse. La preuve, il parait qu'une nouvelle loi, 'va dans le bon sens' - mais comment faisait-on avant cette loi ? Comment avons-nous survécu à tous ces méchants virus et autres bacilles jusqu'ici ?
Vive les-tas providence !
Grippe A : comment évaluer le coût du principe deUn chef d'oeuvre, avec points de vue d'un économiste toulousain et d'un professeur genevois en politique du territoire (ça existe comme matière enseignée ?!)
précaution ?
Comme entrée en matière est posée la question suivante, s'agissant de l'évaluation du nombre de vaccins H1N1 qu'il fallait ou non acheter pour la France :
Mais comment savoir jusqu'où apprécier le
principe de précaution ?
Une telle question démontre soit une incompréhension des questions économiques, soit un malentendu sur la nature du problème, qui est justement économique et non social ou que sais-je. Une approche économique répondrait : en le demandant au marché, dont c'est le rôle. Personne d'autre que le marché ne peut ou ne sait répondre, comme F.von Hayek l'a largement démontré.
Suit une transcription des propos de notre professeur genevois, avec tout d'abord une révélation :
Imaginons que le H1N1 ait mal tourné. Imaginez le tollé si on
n'avait pas pris ces mesures. Le risque, c'est que le prochain responsable, de
peur de se faire taper dessus, sous-estime les moyens… et se fera taper
dessus.
Ça c'est de l'information ! Ce spécialiste des politiques territoriales nous avoue tout simplement qu'à son avis, sinon dans la réalité (?) les 'pouvoirs publics' choisissent en fonction de leurs fesses et carrières, mais pas vraiment en fonction du risque réel envers la population. Normal me direz-vous, c'est humain, et puis de toute façon, ils ne savent ni ne peuvent mesurer le risque, alors...
Un peu plus loin, on apprend :
On l'a vu en 2000 avec la vache folle quand des mesures très
fortes ont été prises en France. La seule leçon à tirer de cette affaire, c'est
que si on rentre dans une période de risques sanitaires, les pouvoirs publics
n'ont pas des moyens infinis.
Ah bon ? Les moyens ne sont pas infinis ? Ben vraiment, j'avais besoin d'un prof pour me donner cette information, merci m'sieur... Surtout que lesdits moyens viennent de nos impôts, j'avoue que personnellement je préfère quand ils ne sont pas infinis.
Ce grand professeur termine avec une note philosophique désolée :
Le drame du principe de précaution, c'est que quand il
réussit, les gens ont l'impression qu'on a agi pour rien, quand il triomphe on a
l'impression qu'il ne sert à rien. Alors que justement, c'est parce qu'on a pris
des mesures.
Quel dilemme, pauvre principe de précaution, le mal compris et mal aimé ! Notre professeur ne voit donc pas que le principe de précaution est simplement inutile et contraire au bon sens. Avec ce principe, on serait en droit d'attendre des 'pouvoirs publics' qu'il nous protègent contre les effets secondaires des typhons sur la Floride, ou contre une invasion de crickets comme au Sahel, ou même contre l'éventuelle mort du soleil ou que sais-je encore. Ça n'a aucun sens et surtout ce n'est pas le rôle de l'état quel qu'il soit.
C'est à chacun de nous de gérer ses propres risques, et surtout de bien veiller à éloigner l'état du sujet. 'Incapacité publique' me convient mieux que 'pouvoirs publics'.
Mais continuons, nous avons maintenant droit à la vision d'un 'économiste' :
Quand on réfléchit aux dépenses publiques, il faut mettre en
rapport les coûts et les bénéfices attendus des différents projets. Les budgets
qu'on peut allouer à la prévention ne sont pas infinis, surtout en période de
déficit.
Bon, tout d'abord, bonne nouvelle : 'on' réfléchit. Tu me diras, 'on' en paye assez pour ça, 'on' (vous notez, c'est pas le même 'on') serait en droit d'attendre qu'ils concluent de ne pas dépenser, justement.
Il nous confirme que les budgets ne sont pas infinis - décidément, ça leur pose manifestement problème, ça serait quand même mieux si 'on' pouvait les augmenter à vue ces fichus budgets.
Mais le mieux, de la part d'un économiste, c'est bien le "il faut mettre en rapport les coûts et les bénéfices attendus". Et comment s'y prendre ? Moi, je ne suis pas économiste, mais 'on' m'a dit que le rôle du marché consiste justement - ça tombe bien - à permettre l'établissement de prix qui sont l'expression de la valeur d'un bien ou service pour ses usagers.
En clair, pour savoir si un projet présente un intérêt, mets le sur le marché et le marché répondra. Fastoche pourtant, pourquoi ne le propose-t-'on' pas ?
Puis il poursuit avec :
Ça a du sens que nos choix publics reflètent nos choix
individuels, nous vivons dans une démocratie. L'ensemble des risques auxquels
nous faisons face est très important : risque de santé, risque
environnemental
Alors donc, le propre d'une démocratie, c'est que 'nos choix publics reflètent nos choix individuels'. Et comment la foultitudes de choix individuels s'est-elle donc exprimée dans cette affaire ? Avec 5% de personnes qui se font vacciner, il semble qu'il y ait hiatus.
Mais surtout, on mélange risque avec action. A supposer que certains risques existent, comme le supposé risque environnemental, la solution quant à elle passe par l'action individuelle, et non par l'action 'd'organes' incontrôlés comme 'l'état-c'est-pas-moi'. Si l'état doit faire quelque chose, c'est informer, pas interférer.
Pour finir, l'apothéose, on sent le type qui réfléchit pour sa paroisse :
En France, on a un retard dans l'évaluation. On n'évalue pas
bien les analyses publiques, on ne fait pas assez d'analyses coûts-bénéfices.
Heureusement, la France est en train de rattraper son retard. Une loi effective
depuis 2009 oblige à faire des études d'impact pour toute nouvelle loi et la
faire passer au Conseil d'Etat et au Parlement. Ça va dans le sens d'une
évaluation plus systématique des projets publics. On va dans le bon
sens.
La première phrase bien sûr signifie 'il faut plus de budget pour la recherche', mais passons.
Le couplet sur l'évaluation est grandiose pour un économiste. Il oublie simplement le rôle du marché.
Il faut vous dire que sur Toulouse, il n'y a pas grand monde qui ne soit socialiste - hélas je suis bien isolé - alors on l'excuse. La preuve, il parait qu'une nouvelle loi, 'va dans le bon sens' - mais comment faisait-on avant cette loi ? Comment avons-nous survécu à tous ces méchants virus et autres bacilles jusqu'ici ?
Vive les-tas providence !
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