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Saturday, October 28, 2017

Hoppe - Traduction du discours PFS 2017 (Fin)

Dernière partie de ma traduction du discours de H-H.Hoppe à PFS 2017.

55:59 - <
Inutile de dire également que, pour se défendre contre le crime, qu’il s’agisse de crimes de rue ordinaires ou d’actes de terrorisme, toutes les interdictions de possession d’armes par des citoyens droits devraient être abolies.

Huit : Se débarrasser de tous les parasites et clochards.

Pour consolider ses positions, la classe dirigeante a placé la classe des marginaux au premier rang et en a fait sa source de soutien public la plus fiable.
Soi-disant pour aider les gens à sortir de « l’exclusion » pour devenir des acteurs autosuffisants, l’effet réel - et effectivement voulu - de la soi-disant « politique sociale » de l’état est exactement l’opposé.

Cela a rendu le statut « d’exclu » d’une personne plus permanent et a fait s’accroître cette classe de façon durable.
Et avec ceci bien sûr aussi le nombre de travailleurs sociaux et de thérapeutes financés par l’impôt nommés pour « aider et assister » ce groupe.
Car, en accord avec la loi économique inexorable, toute subvention accordée en raison d’un prétendu besoin ou déficience produit plus, et non moins, du problème même qu’elle est censée atténuer ou éliminer.

Ainsi, la cause profonde du statut « d’exclu » d’une personne - son faible contrôle des impulsions et sa grande préférence temporelle, c’est-à-dire son désir incontrôlé de gratification immédiate - et les diverses manifestations de cette cause - telles que le chômage permanent, la pauvreté, l’alcoolisme l’abus de drogues, la violence familiale, le divorce, les ménages menés par des femmes, les naissances hors mariage, la valse des compagnons masculins, la maltraitance d’enfants, la négligence et la petite délinquance – existent et ne sont pas atténués ni éliminés, mais systématiquement renforcés et encouragés.

Au lieu de continuer et d’étendre le désastre social, toujours plus laid, celui-ci devrait être aboli et bruyamment exigé qu’on prenne garde à l’exhortation biblique voulant que qui peut, mais ne travaille pas, ne mangera pas, et qui ne peut vraiment travailler, en raison de graves déficiences mentales ou physiques, doit être pris en charge par famille, communauté et charité volontaire.

Neuf : Retirer l’état de l’éducation.

La plupart, sinon la totalité, des pathologies sociales qui affligent l’Occident contemporain ont leur racine commune dans l’institution de « l’éducation publique ».

Lorsque les premiers pas furent faits, il y a plus de deux siècles, en Prusse, pour compléter et in fine remplacer un système éducatif alors entièrement privé par un système universel d’éducation publique obligatoire, le temps passé (NdT à l’époque) dans les écoles publiques ne dépassait pas quatre ans dans la plupart des cas.
Aujourd’hui, dans tout le monde occidental, le temps passé dans les institutions d’éducation publique est, au minimum, d’une dizaine d’années, et dans de nombreux cas, et de plus en plus, de vingt ou même de trente ans.

C’est-à-dire qu’une grande partie, voire la plus grande partie, de la vie d’une personne est passée dans des institutions financées par l’état et supervisées par l’état, dont le but premier dès l’origine n’est pas d’instruire un public instruit et éclairé, mais de former de « bons soldats » et plus tard de « bons fonctionnaires ».
Pas indépendants et matures, pas des « mündige Bürger » (citoyens adultes), mais des « Staats-Bürger » (NdT citoyens de l’état) bien subordonnés et serviles.

Le résultat ? L’endoctrinement a fonctionné : plus une personne passe de temps au sein du système d’éducation publique, plus elle est attachée aux idées d’égalitarisme de gauche et a englouti de tout cœur et intériorisé la doctrine officielle et l’objectif du politiquement correct.
En effet, et en particulier parmi les enseignants et professeurs de sciences sociales, les personnes ne se considérant pas comme faisant partie de la gauche ont pratiquement cessé d’exister.

Par conséquent, il faut exiger que le contrôle des écoles et des universités soit affranchi du gouvernement central et, dans un premier temps, qu’il soit rendu aux autorités régionales ou mieux encore locales et financées localement, puis finalement qu’il soit complètement privatisé, afin de remplacer un système d’uniformité obligatoire et de conformité par un système d’éducation décentralisée qui reflète la diversité naturelle, la multiplicité et la diversité des talents et des intérêts humains.

Et dix et dernier : Ne faites pas confiance à la politique et aux partis politiques.

Tout comme on ne peut attendre des universités et du monde académique qu’ils jouent un rôle significatif dans une stratégie libertarienne de changement social, rien n’est à espérer de la politique et des partis politiques.

Après tout, le but ultime du libertarianisme est de mettre un terme à toute politique, de placer toutes les relations interpersonnelles et tous les conflits sous droit privé et ses procédures de droit civil.
Certes, dans les conditions actuelles de politique omniprésente, une implication dans la politique et la politique des partis ne peut être entièrement évitée.

Cependant, dans toute implication de ce type, il faut être bien conscient et se prémunir de l’influence corruptrice du pouvoir, de l’attrait de l’argent et des biais qui l’accompagnent.
Et pour minimiser le risque et la tentation qui en découlent, il convient de concentrer ses efforts sur la politique régionale et locale plutôt que nationale, et de promouvoir un programme radical de décentralisation, d’abrogation et de séparation pacifique, de ségrégation et de sécession.

Le plus important, cependant : nous devons tenir compte de la devise de vie de Ludwig von Mises : « Ne pas céder au mal, mais avancer toujours plus hardiment contre lui ».

C’est-à-dire, nous devons l’ouvrir n’importe quand et n’importe où, que ce soit dans des rassemblements formels ou informels, contre quiconque nous affronte avec un désormais trop familier baratin « politiquement correct » et des balivernes de gauche-égalitaire pour répondre sans ambages : « Non, sûrement pas. Vous plaisantez, sans doute ».
Toujours est-il, étant donné le contrôle quasi-total exercé par les élites dirigeantes, le milieu universitaire et les principaux médias, cela demande déjà beaucoup de courage de faire ça.

Mais si nous ne sommes pas assez courageux pour le faire maintenant, donnant ainsi l’exemple aux autres, les choses iront de pire en pire, seront plus dangereuses à l’avenir et nous, la civilisation occidentale et les idées occidentales de liberté et d’autonomie seront effacées et disparaîtront.>>

Fin.

Thursday, October 26, 2017

Hoppe - Traduction du discours PFS 2017 (6)

Sixième partie de ma traduction du discours de H-H.Hoppe à PFS 2017.

49:57 - <
La deuxième source de financement des élites dirigeantes, outre l’argent extorqué au public sous forme d’impôts, provient des banques centrales.
Les banques centrales sont autorisées à créer du papier-monnaie à partir de rien.
Cela réduit le pouvoir d’achat de l’argent et détruit l’épargne des classes moyennes.
Cela ne permet pas et ne peut pas enrichir la société dans son ensemble, mais cela redistribue les revenus et les richesses au sein de la société.

Les premiers bénéficiaires de l’argent nouvellement créé, c’est-à-dire généralement les élites dirigeantes, sont ainsi rendus plus riches et les derniers receveurs, c’est-à-dire le citoyen moyen, sont appauvris.
La manipulation des taux d’intérêt par la banque centrale est la cause des cycles de crises économiques.
La banque centrale permet l’accumulation d’une « dette publique » toujours plus lourde qui est transférée à des futurs contribuables inconnus ou qui est simplement masquée par l’inflation.

Et en tant que pourvoyeurs de la dette publique, les banques centrales sont aussi les pourvoyeurs des guerres.
Cette monstruosité doit cesser et être remplacée par un système de services bancaires libres et compétitifs, fondé sur une véritable monnaie marchande telle que l’or et l’argent.

Cinq : Abolir toutes les lois et réglementations de « discrimination positive » et de « non-discrimination ».

Tous ces textes sont des violations flagrantes du principe de l’égalité devant la loi qui, du moins en Occident, est intuitivement perçu et reconnu comme un principe fondamental de la justice.
En tant que propriétaires privés, les personnes doivent être libres de s’associer ou de se dissocier avec d’autres : inclure ou exclure, intégrer ou ségréguer, rejoindre ou séparer, unifier et incorporer ou désunir, sortir et faire sécession.

Fermez tous les départements universitaires d’étude sur les Noirs, Latino, Femmes, Genres, « Queers » et autres comme incompatibles avec la science et en renvoyer les enseignants comme imposteurs intellectuels ou canailles.
De même, exiger que tous les commissaires à la discrimination positive, les responsables de la diversité des ressources humaines, des universités jusqu’aux écoles et aux maternelles, soient jetés à la rue et forcés d’apprendre un métier utile.

Six : Écrasez la foule « anti-fasciste ».

La trans-évaluation de toutes les valeurs à travers l’Occident, l’invention de toujours plus de « groupes de victimes », la diffusion de programmes de discrimination positive et la promotion incessante du politiquement correct ont conduit à la montée d'une foule « antifasciste ».
Soutenue tacitement et indirectement financée par les élites dirigeantes, cette foule de « Guerriers de Justice Sociale » autoproclamés s’est donnée pour tâche d’intensifier la lutte contre le « privilège blanc » par des actes délibérés de terreur dirigés contre quiconque et tout ce qui est jugé « raciste », de « droite », « fasciste », « réactionnaire », « incurable » ou « non reconstruit ».

De tels « ennemis du progrès » sont agressés physiquement par la foule « anti-fasciste », leurs voitures sont incendiées, leurs biens sont vandalisés et leurs employeurs menacés de devoir les licencier et de ruiner leur carrière – tout cela alors que la police reçoit ordre du pouvoir de « démissionner » et non d’enquêter sur les crimes commis et de poursuivre et punir les criminels.

Devant cet outrage, la colère du public doit être éveillée et il faut des protestations, haut et fort, pour que la police ne soit plus retenue et que cette foule soit battue et se soumette.

Maintenant, voici une requête pour les libertariens liberallala et les « Stupides pour la liberté », qui vont évidemment s’opposer à cette exigence au motif que la police en charge d’écraser la foule « anti-fasciste » est la police d’état.

Une question pour eux : Objectez-vous également, pour les mêmes motifs, à voir la police arrêter des meurtriers ou des violeurs ? Ces tâches légitimes ne seraient-elles pas exécutées de même dans un ordre libertarien par la police privée ?
Et si la police n’a pas le droit de faire quoi que ce soit envers cette foule, n’est-il pas logique alors que la cible de ces attaques, à savoir la soi-disant « droite raciste », doive se charger de donner une correction aux « guerriers de la justice sociale » ?

Sept : Écrasez les criminels de rue et les gangs.

En dérogeant au principe de l’égalité devant la loi et en accordant toutes sortes de privilèges collectifs – sauf au groupe que j’ai évoqué [celui des chrétiens blancs mariés et de leurs familles] - les élites dirigeantes ont en plus renoncé au principe de l’égalité des peines pour un même crime.

Certains groupes aux faveurs de l’état se voient infliger des peines plus clémentes pour le même crime comparé à d’autres, et certains groupes particulièrement appréciés sont tout simplement laissés partir en vrille et restent pratiquement impunis, ce qui favorise effectivement et efficacement le crime.
De même, les zones interdites ont été autorisées à se développer là où les forces de l’ordre ont pratiquement cessé d’exister et où des voyous violents et les gangs de rue ont pris le dessus.

A cette lumière, il faut provoquer la fureur du public et exiger sans équivoque que la police réprime sévèrement tous les voleurs, agresseurs, violeurs et meurtriers, et nettoie impitoyablement tous les secteurs interdits par des gangs violents.>>

A suivre...

Hoppe - Traduction du discours PFS 2017 (5)

Cinquième partie de ma traduction du discours de H-H.Hoppe à PFS 2017.

40:27 - <
Il s’ensuit que la soi-disant stratégie hayékienne du changement social, laquelle envisage la diffusion des vraies idées libertariennes en partant du sommet, des philosophes les plus importants puis de là descendre vers les journalistes et finalement toucher les grandes masses aux cerveaux non lavés, doit être considérée comme fondamentalement irréaliste.

Au contraire, toute stratégie libertarienne réaliste de changement doit être une stratégie populaire.
Autrement dit, les libertariens doivent court-circuiter les élites intellectuelles dominantes et s’adresser directement aux masses pour lever leur indignation et leur mépris des élites dirigeantes.

Et ensuite, alors même que la principale cible d’un message libertarien populaire doit être le groupe des blancs indigènes dépossédés et privés de leurs droits, je crois que ce serait une grossière erreur stratégique de faire de la « blancheur » le critère exclusif sur lequel baser ses décisions stratégiques, comme certaines branches de l’Autre Droite ont suggéré de le faire – bien à tort, je crois.

Après tout, ce sont surtout des hommes blancs qui constituent l’élite dirigeante et qui nous ont imposé le bazar actuel.
Certes, les diverses « minorités » protégées évoquées précédemment tirent pleinement avantage des privilèges légaux qui leur ont été accordés et elles sont devenues toujours plus enclines à demander encore plus de « protection ».

Mais aucune d’entre elles ni toutes ensemble n’ont ni n’avaient les aptitudes intellectuelles qui auraient rendu ce résultat possible, sans leur instrumentation par l’aide quelles ont reçue et reçoivent des hommes blancs.

Maintenant, en reprenant les indices des mouvements de Buchanan, de Ron Paul et de Trump, avançons sur les spécificités d’une stratégie populaire pour le changement libertarien, sans ordre particulier, sauf la première, qui a pris la plus grande urgence dans l’esprit du public.

Un : Cesser l’immigration de masse.

Les vagues d’immigrants qui inondent actuellement le monde occidental l’ont encombré de hordes de parasites de l’assistance, ont apporté des terroristes, augmenté le crime, conduit à la prolifération de zones interdites et ont entraîné d’innombrables « mauvais voisins » qui, en raison de leur éducation, culture et traditions étrangères et étranges, manquent de toute compréhension et appréciation de la liberté et vont forcément devenir de futurs partisans aveugles du bien-être-étatiste.

Personne n’est contre l’immigration et les immigrants en soi. Mais l’immigration doit être sur invitation seulement.
Tous les immigrants doivent être des personnes productives et, par conséquent, être exclus de tous les systèmes d’aide sociale nationaux.

Pour ce faire, leurs hôtes invitant ou eux-mêmes doivent établir un lien avec la communauté dans laquelle ils vont s’installer, lequel doit être confisqué pour conduire à l’expulsion de l’immigrant si un jour il devenait un fardeau public.

De plus, chaque immigrant, partie invitante ou employeur devrait non seulement payer pour les charges ou le salaire de l’immigrant, mais aussi payer la communauté résidentielle pour toute usure supplémentaire de ses installations publiques liée à la présence de l’immigrant, afin d’éviter la socialisation de tous les coûts encourus suite à son installation.

De plus, avant même son admission, chaque immigrant potentiel et invité doit être soigneusement examiné et vérifié non seulement quant à sa productivité mais aussi quant à ses affinités culturelles ou « capacité de bon voisinage » - avec le résultat empiriquement prévisible – mais en aucun cas exclusivement – de candidats immigrants la plupart du temps occidentaux blancs.

Et tout communiste ou socialiste connu, de toute couleur, dénomination ou pays d’origine, doit être exclu de tout installation permanente - à moins que la communauté où l’immigrant potentiel veut s’installer ne sanctionne officiellement le pillage des biens de ses résidents par l’arrivée de nouveaux étrangers, ce qui est pour le moins très peu probable, même au sein des communautés communistes déjà existantes.

Maintenant, un bref message à tous les libertariens « open-border » (NdT pro-ouverture des frontières) et liberallala, qui vont sûrement étiqueter cela, vous l’avez deviné, comme « fasciste ».

Dans un ordre libertarien entièrement privatisé, il n’existe pas de droit à l’immigration libre.
La propriété privée implique des frontières et le droit du propriétaire d’exclure à volonté.
Et la « propriété publique » a elle aussi des frontières. Elle n’est pas sans propriétaire.
Elle est la propriété des contribuables nationaux et certainement pas la propriété des étrangers.

Et s’il est vrai que l’état est une organisation criminelle et que lui confier la tâche du contrôle des frontières entraînera inévitablement de nombreuses injustices tant pour les résidents nationaux que pour les étrangers, il est également vrai que l’état fait quelque chose lorsqu’il décide de ne rien faire en matière de contrôle des frontières et que, dans les circonstances actuelles, si l’état devait ne faire aucun contrôle des frontières, cela conduirait à des injustices encore plus graves que toute autre politique, en particulier pour les citoyens nationaux.

Deux : Cesser d’attaquer, de tuer et de bombarder les gens dans les pays étrangers.

Une cause principale, même si elle n’est pas la seule, de l’invasion actuelle des pays occidentaux par des hordes d’immigrants étrangers, vient des guerres initiées et menées au Moyen-Orient et ailleurs par les élites dirigeantes américaines et leurs élites marionnettes occidentales.

De plus, les attaques terroristes omniprésentes apparaissant désormais « normales », au nom de l’islam à travers le monde occidental, sont en grande partie un « retour de flamme » de ces guerres et du chaos qui s’ensuit dans tout le Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Il ne devrait y avoir aucune hésitation de notre part à nommer ces dirigeants occidentaux comme responsables de ce qu’ils sont : des meurtriers ou des complices d’un meurtre de masse.
Nous devons exiger et hurler au contraire en faveur d’une politique étrangère de strict non-interventionnisme.

Nous retirer de toutes les organisations internationales et supranationales telles que les Nations Unies, l’OTAN et l’Union européenne qui intriguent et poussent les pays à se mêler des affaires intérieures des autres.
Cesser toute aide de gouvernement à gouvernement et interdire toutes vente d’armes à des états étrangers.

Allons vers l’Amérique d’abord !, l’Angleterre d’abord !, l’Allemagne d’abord !, l’Italie d'abord !, la Turquie d’abord !, et la Petite Bavière d’abord ! et la Vénétie d’abord ! et ainsi de suite.
Chaque pays échange avec les autres et personne n’intervient dans les affaires intérieures de quelqu’un d’autre.

Trois : Défaire les élites dirigeantes et leurs gardes du corps intellectuels.

Exposer et rendre largement public les somptueux salaires, avantages, retraites, pots-de-vin et dessous de table reçus par les élites dirigeantes : par les hauts fonctionnaires et les bureaucraties gouvernementales, les cours suprêmes, les banques centrales, les services secrets et les agences d’espionnage, par des politiciens, parlementaires, chefs de partis, par les conseillers politiques et consultants, par les capitalistes pourris, les « éducateurs publics », les présidents d’universités et leurs directeurs, et les « vedettes » universitaires.

Faire connaître le fait que toute leur gloire étincelante et leur luxe sont financés par de l’argent extorqué aux contribuables, et par conséquent insister pour que toutes les taxes soient réduites : impôts sur le revenu, impôts fonciers, taxes sur la vente, droits de succession et ainsi de suite.>>

A suivre...

Wednesday, October 25, 2017

Hoppe - Traduction du discours PFS 2017 (4)

Quatrième partie de ma traduction du discours de H-H.Hoppe à PFS 2017.

31:08 - <« humanitaire » de Tucker a été adopté par l’ensemble de la foule des libertariens libérallala.

Pourtant, hors des terres de la fantaisie égalitaire, dans le monde réel, les libertariens doivent avant tout être réalistes et reconnaître dès le départ, comme le fait l’Autre Droite, l’inégalité non seulement des individus mais aussi des différentes cultures comme étant une donnée irréversible de l’existence humaine.

Nous devons de plus reconnaître qu’il existe beaucoup d’ennemis à la liberté tels que définis par le libertarianisme et que ce sont eux, et non nous, qui sont aux commandes des affaires du monde.
Que dans bien des endroits du monde contemporain leur contrôle de la masse est si abouti que les idées de la liberté et pour un ordre social libertarien sont pratiquement inconnues ou vues comme impensables – sauf comme exercice intellectuel ou gymnastique mentale pratiqué par quelques individus « exotiques ».

Et que ce n’est principalement qu’en Occident, c’est-à-dire dans les pays de l’Europe occidentale et centrale et dans les territoires établis par ses peuples, que l’idée de la liberté est si profondément enracinée que ces ennemis peuvent encore y être ouvertement contestés.
En limitant ainsi nos considérations stratégiques uniquement à l’Occident, nous pouvons identifier, à peu près comme l’a fait l’Autre Droite, les acteurs agences suivants comme nos principaux ennemis.

Ce sont avant tout les élites dirigeantes qui contrôlent l’appareil d’état et, en particulier, ce qu’on appelle « l’état profond » (« Deep State ») ou la soi-disant « cathédrale » de l’armée, des services secrets, des banques centrales et des cours suprêmes.
Cela comprend également les patrons du complexe militaro-industriel, c’est-à-dire des entreprises privées qui doivent leur existence même à l’état comme client exclusif ou dominant de leurs produits, ainsi que les dirigeants des grandes banques commerciales, lesquels doivent leur privilège de création de monnaie et de crédit à partir de rien à l’existence de la banque centrale et à son rôle de « prêteur de dernier recours ».

Ensemble, c’est-à-dire l’état, les grandes entreprises et les grandes banques, ils constituent une « société d’admiration mutuelle » extrêmement puissante, même si minuscule, qui déleste l’énorme masse de contribuables et vit la vie de château sur leur dos.

Le deuxième groupe d’ennemis, beaucoup plus vaste, comporte les intellectuels, les éducateurs et les « éducrates », des plus hauts niveaux universitaires jusqu’au niveau des écoles élémentaires et des maternelles.
Financés presque exclusivement, directement ou indirectement, par l’état, ils sont, dans leur écrasante majorité, devenus les instruments dociles et les bourreaux volontaires aux mains de l’élite dirigeante et ses desseins de pouvoir absolu et de contrôle total.

Et troisièmement, il y a les journalistes des médias grand public, comme produits dociles du système « d’éducation publique », et bénéficiaires cupides et vulgarisateurs de « l’information » gouvernementale.

Ensuite, tout aussi important dans le développement d’une stratégie libertarienne est la question immédiatement suivante : Quelles sont les victimes ?

Voilà, la réponse libertarienne standard est ainsi : les contribuables, par opposition aux consommateurs d’impôts (NdT que sont les politiciens, fonctionnaires et bureaucrates).

Pourtant, bien que cela soit globalement correct, ce n’est qu’une partie de la réponse, et les libertariens pourraient bien tirer leçon à cet égard de la part de l’Autre Droite.
Car outre l’aspect économique assez étroit, il y a aussi un aspect culturel plus large qui doit être pris en compte dans l’identification des victimes.

Afin d’étendre et d’accroître leur pouvoir, les élites dirigeantes mènent depuis de nombreuses décennies ce que Pat Buchanan a identifié comme une « guerre culturelle » systématique, visant à la trans-évaluation de toutes les valeurs et à la destruction de tout l’aspect naturel, ou si vous préférez, l’aspect « biologique », des liens sociaux et des institutions telles que la famille, les communautés, les groupes ethniques et les nations généalogiquement apparentées, ceci afin de créer intrinsèquement une population de plus en plus atomisée, dont la seule caractéristique commune et lien unificateur soit sa dépendance existentielle commune à l’état.

Le premier pas dans cette direction, fait il y a déjà plus d’un demi-siècle ou même plus, fut l’introduction de « l’assistance publique » et de la « sécurité sociale » (NdT vision américaine).
Ainsi, les plus basses classes et les personnes âgées ont été transformées en dépendants à l’état et la valeur et l’importance de la famille et de la communauté ont été d’autant diminuées et affaiblies.

Plus récemment, d’autres mesures plus poussées en ce sens ont proliféré.
Une nouvelle « victimologie » a été proclamée et mise en avant.
Les femmes, en particulier les mères célibataires, les Noirs, les Browns, les Latinos, les homosexuels, les lesbiennes, les bisexuels et les transsexuels ont obtenu le statut de « victimes » et ont obtenu des privilèges juridiques par des décrets de non discrimination ou de discrimination positive.

De même, tout récemment, de tels privilèges ont été aussi étendus aux immigrés étrangers, qu’ils soient légaux ou illégaux, pourvu qu’ils appartiennent à une des catégories juste évoquées ou qu’ils soient adeptes de religions non chrétiennes tel que l’Islam, par exemple.

Le résultat ? Non seulement le problème précédent du « mauvais voisin » n’a pas été évité ou résolu, mais il a été systématiquement encouragé et intensifié.
L’homogénéité culturelle a été détruite et la liberté d’association, la ségrégation physique volontaire et la séparation des différents peuples, communautés, cultures et traditions ont été remplacées par un système omniprésent d’intégration sociale forcée.

De plus, chaque groupe de « victimes » évoqué a ainsi été opposé à tous les autres, et tous ont été opposés aux hommes blancs, hétérosexuels et chrétiens, en particulier ceux qui sont mariés et ayant des enfants, vus comme le seul group restant de soi-disant « victimisants » sans protection légale.
De là, à la suite de la trans-évaluation de toutes les valeurs promues par les élites dirigeantes, le monde a littéralement été mis sens dessus dessous.

L’institution de la famille avec un père, une  mère et leurs enfants, qui a constitué la base de la civilisation occidentale, comme la plus libre, la plus industrieuse, ingénieuse et aboutie des civilisations connues de l’humanité, c’est-à-dire l’institution même et le peuple qui a apporté le plus de bien dans l’histoire humaine – certes il a fait beaucoup de mauvaises choses – ce groupe a été officiellement stigmatisé et vilipendé comme la source de tous les maux sociaux et il a été fait le groupe le plus défavorisé, même persécuté par la politique continue du « diviser pour mieux régner » menée par les élites ennemies.

Ainsi donc, compte tenu de l’univers actuel des affaires, toute stratégie libertarienne prometteuse doit, tout juste comme l’Autre Droite l’a reconnu, être avant toute chose adaptée à et ciblée vers ce groupe des gens les plus gravement victimisées.

Les couples blancs chrétiens mariés avec des enfants, en particulier s’ils font aussi partie de la catégorie des contribuables – plutôt que des consommateurs fiscaux - et tous ceux qui ressemblent le plus ou se reconnaissent dans cette forme standard d’ordre social et d’organisation devraient être en toute logique l’auditoire le plus réceptif au message libertarien – alors que le soutien le moindre devrait venir des groupes les plus « protégés » comme, par exemple, les mères noires musulmanes célibataires sous assistance sociale.

Compte tenu de cette multitude d’ennemis-malins face à victimes dans l’Occident contemporain, je peux maintenant en venir à la tâche finale d’essayer de définir une stratégie libertarienne réaliste de changement social.>>

A suivre...

Tuesday, October 24, 2017

Hoppe - Traduction du discours PFS 2017 (3)

Troisième partie de ma traduction du discours de H-H.Hoppe à PFS 2017.

20:37 - <
Pourtant, ce fait ne doit nous mener à l’erreur de l’ignorer, car l’Autre Droite a fait ressortir de nombreux éclairages d’importance capitale à la recherche d’une réponse aux deux questions que j'ai évoquées plus tôt et qui traditionnellement posent difficulté aux libertariens à répondre.

A savoir, comment maintenir un ordre libertarien ? Et comment voir aboutir un tel ordre à partir du statu quo actuel non-libertarien ainsi diagnostiqué ?
L’Autre Droite n’a pas découvert ces perspectives. Elles ont été posées bien avant et, en fait, pour une large part, elles ne sont guère que du bon sens.
Mais ces derniers temps, de telles idées se sont vues noyées sous des montagnes de propagande égalitaire gauchiste et l’Autre Droite doit être saluée pour les avoir remises à la lumière.

Pour illustrer l’importance de ces sujets, permettez-moi de traiter la première question laissée sans réponse.
De nombreux libertaires sont de l’avis que la seule chose nécessaire pour maintenir un ordre social libertarien est la stricte application du principe de non-agression (NdT dit « NAP »pour Non-Agression Principle). Autrement dit, tant qu’on s’abstient de toute agression, selon leur point de vue, le principe du « vivre et laisser vivre » devrait être la règle.

Pourtant, si ce « vivre et laisser vivre » semble attrayant à les adolescents en rébellion contre l’autorité parentale et toutes les conventions sociales et autre contrôle (et je dois d’ajouter que beaucoup de jeunes ont été initialement attirés vers le libertarianisme sur la base que « vivre et laisser vivre » est tout ce que le libertarianisme a à offrir), et même si ce principe prévaut en effet et s’applique à des personnes vivant loin les unes des autres et n’interagissant qu’indirectement et de loin, il n’en va pas de même, ou plutôt il est insuffisant quand il s’agit de personnes vivant en proche proximité, comme voisins et cohabitants de la même communauté.

Un exemple simple suffit à exprimer l’idée. Supposons un nouveau voisin juste à côté.
Ce voisin n’agresse ni votre propriété ni vous-même en aucune façon, mais c’est simplement un « mauvais » voisin.
Il jette ses détritus sur sa propriété voisine, devenant un tas d’ordures, par exemple : à l’extérieur, sans se cacher de vous, il pratique l’abattage rituel d’animaux.
Ou bien, il transforme sa maison en « maison de joie », en bordel, avec des clients qui vont et viennent toute la journée et toute la nuit.
Ou bien, il n’offre jamais un coup de main et ne tient jamais aucune promesse faite.
Ou encore, il ne peut pas ou bien il refuse de vous parler dans votre propre langue.
Et ainsi de suite et ainsi de suite.

Nous avons tous des expériences de combien la vie peut devenir mauvaise avec de mauvais voisins.
Ainsi, votre vie est devenue un cauchemar.
Pourtant, vous ne pouvez pas utiliser la violence contre lui, parce qu’il ne vous a pas agressé.
Dès lors, que pouvez-vous faire ?

Vous pouvez bien sûr l’éviter et le boycotter.
Mais supposons que votre voisin m’en a cure.
Ou du moins, que vous seul le « punissiez » ainsi le laisse plutôt ou pleinement indifférent.
Il vous faut l’autorité communautaire respectée, ou vous devez vous tourner vers quelqu’un qui a cette autorité communautaire, pour persuader et convaincre tout le monde ou au moins la plupart des membres de votre communauté de faire de même et de faire du mauvais voisin un proscrit social, pour exercer une pression suffisante sur lui pour qu’il vende ses biens et qu’il parte.

Voilà, au temps pour ces libertariens qui, en plus de leur devise « vivre et laisser vivre », glorifient aussi l’idéal de « respecter aucune autorité », « respecter aucune hiérarchie », « ne respecter personne au-dessus de soi ».
Arrivons-en à la leçon.

La cohabitation pacifique des voisins et des personnes en contact direct et régulier les uns avec les autres sur un territoire – c’est-à-dire un ordre social tranquille et convivial – exige aussi le partage d’une culture, d’une langue, d’une religion, de coutumes et de conventions.

Il peut y avoir coexistence pacifique de cultures différentes sur des territoires lointains et physiquement séparés, mais le multiculturalisme, l’hétérogénéité culturelle ne peuvent pas exister dans un seul et même lieu sans entraîner une confiance sociale réduite, une tension accrue et finalement l’appel à un « homme fort » et à la destruction de tout ce qui ressemble à un ordre social libertarien.

Et de plus : Tout comme un ordre libertarien doit toujours se méfier des « mauvais » voisins (même non agressifs) par boycott social, c’est-à-dire par une culture commune du « vous n’êtes pas les bienvenus ici », de même et en effet avec plus de vigilance encore, doit-il être préservé des voisins qui défendent ouvertement le communisme, le socialisme, le syndicalisme ou la démocratie sous quelque forme que ce soit.

Ces personnes, en constituant ainsi une menace ouverte à tous les propriétaires et propriétés privées, doivent non seulement être évitées, mais elles doivent, pour utiliser un « Hoppe-meme » désormais célèbre, être « physiquement enlevées », si nécessaire avec violence, et forcées de partir pour d’autres pâturages.

Ne pas le faire conduit inévitablement à…  eh bien, le communisme, le socialisme, le syndicalisme ou la démocratie et donc, le contraire même d’un ordre social qui peut se dire libertarien.
Avec ces idées « de droite » ou, comme je dirais, de plein bon sens, je me tourne maintenant vers la question plus difficile du passage d’ici, c’est-à-dire du statu quo vers la cible.

Et pour cela, il pourrait être instructif en premier de considérer brièvement la réponse donnée par les Liberallala (« paix-amour-et-liberté »), les « Friede-Freude-Eierkuchen » (paix, joie et crêpes) ou les libertariens du capitalisme-est-amour.

Parce cela révèle le même égalitarisme fondamental, même si sous une forme légèrement différente, que celle affichée aussi par les libertariens « vivre-et-laisser-vivre ».
Ces libertariens du « vivre-et-laisser-vivre », comme je viens de tenter de le montrer, définissent ce qu’on pourrait appeler le « problème du mauvais voisin » - et ce qui est en fait bien sûr un simple raccourci vers le problème général posé par la coexistence de cultures distinctement différentes, étrangères, mutuellement dérangeantes, agaçantes, étranges ou hostiles - ils ont simplement décidé que ce problème n’auvait pas d’existence, parce qu’ils supposent que tous les gens sont exactement les mêmes, toutes les cultures sont les mêmes, et si cela est vrai, alors un « problème du mauvais voisin » ne peut tout simplement pas exister.

Le même égalitarisme, ou comme les libertariens liberallala préfèrent s’appeler eux-mêmes, l’esprit « humanitaire », intervient aussi dans leur réponse à la question d’une stratégie libertarienne.
En un mot, ce qu’ils conseillent est ceci : Soyez gentil, parlez à tout le monde - et alors, à long terme, les arguments libertariens, parce que meilleurs, l’emporteront.

Pour illustrer, prenons mon ancien ami devenu un ennemi, Jeffrey Tucker, qui nous donne ses cinq « A ne pas faire » quand on parle de Liberté : ("Don'ts When Talking Liberty").

Et je cite, ce sont :
« D’abord, ne soyez pas belliqueux. Deuxièmement, ne présumez pas la haine de la liberté. Trois, ne supposez pas de buts différents. Quatre, ne présagez pas l’ignorance. Et cinq, ne voyez en personne un ennemi. »
Ce sont les [cinq] « à ne pas faire ».

Maintenant, indépendamment du fait que Tucker ne semble pas suivre son propre conseil dans sa condamnation belliqueuse de toute l’Autre Droite comme fascistes haïssant la liberté, je trouve ses exhortations vraiment stupéfiantes.

Cela peut être de bons conseils envers des personnes venant de surgir de nulle part, sans histoires retraçables, mais envers de vraies gens avec une histoire patentée, ils me semblent désespérément naïfs, irréalistes et carrément contre-productifs - contre-productifs pour la poursuite des buts libertariens.

Car pour ma part - et j’imagine que tous les autres ici – je connais et j’ai rencontré beaucoup de gens dans ma vie qui sont ignorants, qui ont des buts différents, non-libertariens, et qui détestent la liberté telle que la comprennent les libertariens - et pour quelle raison au monde devrais-je ne pas considérer ces gens comme des imbéciles ou des ennemis ?

Et pourquoi ne devrais-je pas détester et ne pas être belliqueux vis-à-vis de mes ennemis ?
Sous l’angle de la stratégie libertarienne, je pense que le conseil de Tucker doit être considéré comme une mauvaise blague.>>

A suivre...

Monday, October 23, 2017

Hoppe - Traduction du discours PFS 2017 (2)

Première suite de ma traduction du discours de H-H.Hoppe à PFS 2017.

11:21 : < Mais la doctrine libertarienne n’implique que peu quant aux deux questions suivantes.

Premièrement, comment maintenir un ordre libertarien une fois qu’on l’a atteint ?
Et plus important, en second, comment atteindre un ordre libertarien à partir d’un point de départ non libertarien, ce qui exige d’un côté qu’on décrive correctement le point de départ et ensuite qu’on identifie correctement les obstacles posés sur le chemin de l’objectif libertarien par ledit point de départ.

Pour répondre à ces questions, en plus de la théorie il faut quelque connaissance en psychologie humaine et en sociologie, ou du moins un soupçon de bon sens.
Pourtant bien des libertariens et faux libertariens sont tout ce qu’il y a d’ignorants en psychologie humaine et en sociologie, voire même dénués de tout bon sens.
Ils acceptent aveuglément malgré tout indice empirique, une vue égalitaire, comme « page blanche » de la nature humaine, c’est-à-dire que tous les peuples et toutes les sociétés et toutes les cultures sont essentiellement égaux et interchangeables.

Ensuite, alors qu’une large part du libertarianisme contemporain peut être caractérisé comme théorie sans psychologie ni sociologie, beaucoup voire l’essentiel de l’Autre Droite peut être décrit par contraste comme psychologie et sociologie sans aucune théorie.

Les “Autre Droitiers” / Alt-Righters ne sont pas unis autour d’une même théorie commune.
Et il n’existe rien, rien qui ne ressemble même à peine à un texte canonique définissant son objet.
Au contraire, l’Autre Droite est essentiellement unie par sa description du monde contemporain et en particulier des USA et du soi-disant monde occidental ainsi que par l’identification et le diagnostic de ses pathologies sociales.

En fait, il a été noté avec justesse que l’Autre Droite est bien plus unie par ce à quoi elle s’oppose que par ce qu’elle soutient.
Elle est contre, et en effet elle déteste avec passion, les élites contrôlant l’état, les médias « mainstream » (« officiels ») et l’université.
Et pourquoi cela ? Parce que l’état, les médias « officiels » et l’université font tous la promotion de la générosité sociale pathologique.

Ainsi, ils font la promotion, que l’Autre Droite conteste vigoureusement, de l’égalitarisme, de la discrimination positive, des lois anti-discrimination, du multiculturalisme, et de l’immigration libre de masse comme moyen de faire aboutir ce multiculturalisme.

Egalement, l’Autre Droite dénigre toutes les marques du marxisme culturel ou du gramscisme – du nom d’Antonio Gramsci, le communiste italien.
Et ils détestent tout politiquement correct – avec raison stratégique, je pense – et ignore superbement et sans apologie toutes les accusations de racisme, sexisme, élitisme, suprémacisme, homophobie, xénophobie et ainsi de suite.

Et l’Autre Droite se moque aussi comme désespérément naïf de l’axe programmatique de soi-disant libertariens tels que les « Students for Liberty » - que j’ai dénommés les Stupides pour la Liberté – et que mon jeune ami Allemand André Lichtlag a qualifié de libertariens « libérallala » et leur slogan « Paix, Amour et Liberté » (“Peace, Love and Liberty”), que Lichtlag a traduit avec pertinence en Allemand par les libertariens “Friede, Freude, Eierkuchen” (NdT : « paix, joie et crêpes », expression allemande qui décrit une société superficiellement intacte, apparemment pacifique, à la façade propre, mais qui exprime plus les problèmes qu’elle ne les résout.).

En fort contraste, les Autres Droitiers insistent pour rappeler que la vie est faite de luttes, de haine, de dureté et de combat, pas juste entre individus, mais aussi entre différents groupes de gens agissant de concert.

Un certain “Millennial Woes” (NdT « détresses du millénaire ») – son pseudonyme, son vrai nom étant Colin Robertson – a ainsi je trouve spécialement résumé l’Autre Droite avec concision, je cite :

“L’égalité est de la merde. La hiérarchie est essentielle. Les races sont différentes. Les sexes sont différents. La moralité importe et la décadence est réelle. Toutes les cultures ne sont pas égales et nous ne sommes pas obligés de penser qu’elles le sont. L’homme est une créature déchue et la vie est faite de plus qu’un simple matérialisme creux. Enfin, la race blanche compte, et la civilisation est précieuse. C’est cela l’Autre Droite.”
Fin de citation.

Ensuite, en l’absence de toute théorie unifiée néanmoins, il y a bien moins d’accord au sein de l’Autre Droite quant au but qu’elle désire atteindre in fine.
Plusieurs de ses inspirateurs ont de clairs penchants libertariens, notamment ceux qui sont venus ici (NdT Conférences PFS) – ce qui est bien sûr la raison même de les y avoir invités.
Même s’ils n’étaient pas à 100% sur nos idées.
Tous les Autre Droitiers qui ont apparu parmi nous par exemple étaient familiers de Rothbard et de ses travaux.

Alors même que le candidat le plus récent à la présidentielle du parti libertarien américain (Libertarian Party) n’avait jamais même entendu le nom de Rothbard.
Tous – ceux que j’ai fait venir ici – à ma connaissance – étaient des soutiens déclarés de Ron Paul durant sa campagne pour la primaire du parti Républicain pour la nomination comme candidat à la présidentielle. Tous.

Pendant ce temps, beaucoup de libertariens auto-proclamés attaquaient et tentaient de vilipender Ron Paul pour – et vous savez déjà ce qui suit – ses « vues racistes ».
Cependant, plusieurs des leaders de l’Autre Droite et beaucoup de ses sympathisants à divers degrés ont eux aussi adopté des vues incompatibles avec le libertarianisme.

Comme Buchanan avant eux, et Trump désormais, ils sont inflexibles sur le besoin d’une politique d’immigration restrictive, très sélective et discriminante – ce qui est entièrement compatible avec le libertarianisme et son but de liberté d’association et son opposition à l’immigration forcée.

Beaucoup d’entre eux proposent de combiner cette politique à une politique marquée de restriction du commerce international, de protectionnisme économique et de barrière douanière – ce qui est bien sûr une antithèse du libertarianisme et nuisible à la prospérité humaine.

Je voudrais me presser d’ajouter cependant que malgré mes critiques envers ses compétences économiques, je continue de voir en Pat Buchanan un homme très bien.
D’autres sont allés bien plus loin encore, tel Richard Spencer, qui le premier a popularisé le terme de Autre Droite / « Alt-Right ».

Entretemps, du fait de plusieurs acrobaties médiatiques, qui lui ont apporté quelque notoriété aux USA, Spencer a atteint le point ou prétendre être le leader maximo d’un mouvement unifié soi-disant puissant – une péripétie qui d’ailleurs a été ridiculisée par Taki Theodoracopulos – « Taki Man » – un vétéran du mouvement paléo-conservateur devenu Autre Droite et ancien employeur de Spenser.

Quand Spencer vint en ce lieu, il y a plusieurs années, il démontrait encore de forts penchants libertariens. Malheureusement hélas, cela a changé et voilà que Spencer dénonce, sans plus de qualification, tous les libertariens et tout ce qui est libertarien jusqu’à aller se complaire du socialisme, pourvu que ce soit un socialisme pour et par les seuls blancs.

Vous imaginez aisément ma déception.>>

A suivre...

Sunday, October 22, 2017

Hoppe - Traduction du discours PFS 2017 (1)

Hans-Hermann Hoppe a prononcé à l'automne 2017 lors de la conférence PFS 2017 un discours d’importance qui rappelle les bases de la théorie libertarienne, clarifie la position vis-à-vis de la droite "dure" Américaine (Alt-Right) et surtout donne un élan de stratégie pour le mouvement libertarien face à la poussée des antifas et social justice warriors.

J’en propose une transcription traduite en plusieurs parties. Voici les 11 premières minutes.

<Nous connaissons tous le sort des termes "libéral" et "libéralisme".
Il a été attribué à tant de gens différents et de positions différentes qu’il a perdu tout son sens et est devenu une étiquette vide non distinctive.
Et le même sort, je crains, menace désormais de plus en plus les termes "libertarien" et "libertarianisme" qui furent inventés pour retrouver en partie la précision conceptuelle perdue avec la fin des termes "libéral" et "libéralisme".

Cependant, l’histoire du libertarianisme moderne est très jeune.
Elle débuta en fait dans le séjour de Murray Rothbard et pris son expression quasi-canonique dans son livre "For a New Liberty" (Pour une nouvelle liberté, un manifeste libertarien), publié en 1973.
Mais le mouvement libertarien ne comptait initialement guère qu’une dizaine de personnes, entrant dans le séjour de Murray Rothbard.
Et du fait du jeune âge du libertarianisme, je garde espoir et ne suis pas prêt à abandonner le terme tel que défini et expliqué par Rothbard avec une clarté et une précision sans égales.
Tout cela alors qu’on ne compte pas les tentatives de soi-disant libertariens à brouiller les pistes et s’approprier le mot juste de libertarianisme pour quelque chose de totalement différent.

Le coeur théorique et irréfutable de la doctrine libertarienne est simple et sans détours et je l’ai déjà expliqué ici à maintes reprises.
S’il n’y avait aucune rareté en ce monde, les conflits entre humains, ou plus précisément les affrontements physiques, seraient impossibles.
Les conflits interpersonnels sont toujours des conflits relatifs à des choses rares. Je veux faire A avec une chose particulière et tu veux faire B avec cette même chose.
Et du fait de tels conflits, et parce que nous sommes capables de communiquer et de nous opposer des arguments, nous cherchons des normes de comportement dans le but d’éviter ces conflits.
Le but des normes est d’éviter les conflits.
Si nous ne cherchions pas à éviter les conflits, la recherche de normes de comportement serait sans logique.
Nous nous limiterions à nous battre et à survivre.

Mais en l’absence d’une harmonie parfaite des intérêts, les conflits relatifs aux ressources rares ne peuvent être évités qu’à condition de les attribuer comme propriété privée exclusive à quelque individu ou groupe d’individus précis.
Ce n’est qu’alors que je peux agir avec mes propres choses sans dépendance envers toi et tes propres choses, sans arriver à l’affrontement physique.
Mais qui possède quelle ressource comme propriété privée, ou non ?
En premier, chaque personne possède son corps physique qu’elle et elle seule contrôle directement.
Ensuite, quant aux ressources de seul contrôle indirect, elles doivent être acquises via notre corps, donné par la nature et ensuite approprié, le contrôle ou la propriété exclusif/ve est attribué à la personne qui s’est appropriée la ressource en premier, ou qui l’a acquise du propriétaire précédent via un échange volontaire et libre de conflit.
Car seul le premier à s’approprier la ressource et tous les propriétaires suivants lui étant connectés par une chaîne d’échanges volontaires peuvent l’acquérir et en obtenir le contrôle sans conflit c’est-à-dire pacifiquement.
Autrement, si le contrôle exclusif est attribué aux derniers arrivants, les conflits sont inévitables et à l’inverse de l’objet même des normes, rendus inévitables et permanents.

Certes, face à cet auditoire, il n’est pas besoin d’aller plus en détails, sauf pour ajouter ceci.
Si vous voulez vivre en paix avec d’autres et éviter tout affrontement physique, et quand de tels affrontements se produisent, vous cherchez à les résoudre pacifiquement, vous ne pouvez être qu’anarchiste ou l’avocat d’une société de loi privée, ou plus précisément vous devez être un ‘anarchiste de la propriété privée’, un anarcho-capitaliste ou comme je le disais un avocat d’une société de loi privée.

Et ainsi par implication - et sans beaucoup plus de vent - n’est pas libertarien - ou tout au plus un faux libertarien - quiconque affirme et promeut un ou plusieurs des points suivants :
- La nécessité d’un état - tout état - de propriété publique ou étatique et de taxes afin de vivre en paix.
- Ou qui affirme l’existence et la ‘justifiabilité’ de tout soi-disant droit de l’homme ou droits sociaux autres que le droit de propriété privée - tels que le droit des femmes, le droit des homos, le droit des minorités, le droit à la non-discrimination, le droit à l’immigration libre et sans restriction - qui est le droit de libre invasion - le droit à un revenu minimum garanti ou à un système de santé gratuit ou le droit à être débarrassé des discours et pensées déplaisants.

Les avocats de tout cela peuvent bien se dénommer comme ils le souhaitent, et nous libertariens pourrions bien coopérer avec eux tant qu’une telle coopération nous promet de nous rapprocher de notre but ultime, mais ils ne sont pas libertariens, ou au mieux de faux libertariens.

Ensuite une chose étonnante s’est produite sur le chemin du public.
Alors de Rothbard, et moi dans ses pas, ne fit jamais un pas hors de ces convictions centrales issue de la théorie, des non libertariens, avec en particulier des faux libertariens, c’est-à-dire des gens prétendant faussement être libertariens, et même des gens peut-être honnêtes mais tout au plus vus comme libertariens, tous nous ont vilipendés et choisis comme leurs bêtes noires et incarnations du mal.
Rothbard, le guide spirituel du libertarianisme moderne a par exemple été qualifié par cette foule soi-disant antifasciste de réactionnaire, de raciste, de sexiste, d’autoritaire, d’élitiste, de xénophobe, de fasciste et pour couronner le tout, de Juif Nazi auto-détesté.

Dès lors, quelle chose bizarre s’est donc passée ?
Voilà que tenter de répondre à cette question me conduit au sujet de ce discours, à savoir le lien entre libertarianisme et Alternative-Right, (Droite alternative) ou Alt-Right, laquelle a gagné une notoriété nationale (USA) et internationale après que Hilary Clinton, pendant la dernière campagne pour l’élection présidentielle, l’a identifiée comme une des sources d’inspiration du "panier des déplorables", une racine menant à Trump, laquelle (NdT l’Alt-Right) - je dois dire et insister - laquelle après la victoire électorale de Trump fut vive à rompre d’avec lui - du moins la plupart des gens ont rompu d’avec Trump, une fois qu’il fut clair qu’il n’est juste qu’un autre va-t-en-guerre de président.

Ainsi, le mouvement Alt-Right est principalement le successeur du mouvement paléo-conservateur qui connut son heure au début des années 90 avec l’éditorialiste et auteur à succès Patrick Buchanan comme représentant le plus connu.
Il tomba quelque peu en sommeil vers la fin des années 90 et a récemment - à la vue de l’immense et grandissant tort fait à l’Amérique et à sa réputation par les gouvernements successifs de Bush père, Clinton, Bush fils et Obama - il a réémergé plus vigoureux qu’avant sous la nouvelle étiquette de Alt-Right.

Beaucoup des phares associés à l’Alt-Right sont apparus ici lors de nos réunions au cours des années. Paul Gottfried, qui le premier conçu ce nom, Peter Brimelow, Richard Lynn, Jared Taylor, John Derbyshire, Steve Sailer, et Richard Spencer.
Parfois le nom de Sean Gabb - et le mien - y est aussi associé et évoqué en connexion avec l’Alt-Right.

Et mes travaux ont aussi été reliés au mouvement proche des néo-réactionnaires inspiré par Curtis Yarvin, que je connais aussi personnellement, et qui écrivit sous le pseudonyme de Mencius Moldbug sur son blog désormais en sommeil Unqualified Reservations.
En somme, ces relations personnelles et associations m’ont valu plusieurs mentions honorables par la ligue la plus insultante et infamante d’Amérique le SPLC, auquel mon cher ami Tom de Lorenzo se réfère toujours comme le Centre de Mensonge de la Pauvreté Soviétique.>>

A suivre...