Monday, October 23, 2017

Hoppe - Traduction du discours PFS 2017 (2)

Première suite de ma traduction du discours de H-H.Hoppe à PFS 2017.

11:21 : < Mais la doctrine libertarienne n’implique que peu quant aux deux questions suivantes.

Premièrement, comment maintenir un ordre libertarien une fois qu’on l’a atteint ?
Et plus important, en second, comment atteindre un ordre libertarien à partir d’un point de départ non libertarien, ce qui exige d’un côté qu’on décrive correctement le point de départ et ensuite qu’on identifie correctement les obstacles posés sur le chemin de l’objectif libertarien par ledit point de départ.

Pour répondre à ces questions, en plus de la théorie il faut quelque connaissance en psychologie humaine et en sociologie, ou du moins un soupçon de bon sens.
Pourtant bien des libertariens et faux libertariens sont tout ce qu’il y a d’ignorants en psychologie humaine et en sociologie, voire même dénués de tout bon sens.
Ils acceptent aveuglément malgré tout indice empirique, une vue égalitaire, comme « page blanche » de la nature humaine, c’est-à-dire que tous les peuples et toutes les sociétés et toutes les cultures sont essentiellement égaux et interchangeables.

Ensuite, alors qu’une large part du libertarianisme contemporain peut être caractérisé comme théorie sans psychologie ni sociologie, beaucoup voire l’essentiel de l’Autre Droite peut être décrit par contraste comme psychologie et sociologie sans aucune théorie.

Les “Autre Droitiers” / Alt-Righters ne sont pas unis autour d’une même théorie commune.
Et il n’existe rien, rien qui ne ressemble même à peine à un texte canonique définissant son objet.
Au contraire, l’Autre Droite est essentiellement unie par sa description du monde contemporain et en particulier des USA et du soi-disant monde occidental ainsi que par l’identification et le diagnostic de ses pathologies sociales.

En fait, il a été noté avec justesse que l’Autre Droite est bien plus unie par ce à quoi elle s’oppose que par ce qu’elle soutient.
Elle est contre, et en effet elle déteste avec passion, les élites contrôlant l’état, les médias « mainstream » (« officiels ») et l’université.
Et pourquoi cela ? Parce que l’état, les médias « officiels » et l’université font tous la promotion de la générosité sociale pathologique.

Ainsi, ils font la promotion, que l’Autre Droite conteste vigoureusement, de l’égalitarisme, de la discrimination positive, des lois anti-discrimination, du multiculturalisme, et de l’immigration libre de masse comme moyen de faire aboutir ce multiculturalisme.

Egalement, l’Autre Droite dénigre toutes les marques du marxisme culturel ou du gramscisme – du nom d’Antonio Gramsci, le communiste italien.
Et ils détestent tout politiquement correct – avec raison stratégique, je pense – et ignore superbement et sans apologie toutes les accusations de racisme, sexisme, élitisme, suprémacisme, homophobie, xénophobie et ainsi de suite.

Et l’Autre Droite se moque aussi comme désespérément naïf de l’axe programmatique de soi-disant libertariens tels que les « Students for Liberty » - que j’ai dénommés les Stupides pour la Liberté – et que mon jeune ami Allemand André Lichtlag a qualifié de libertariens « libérallala » et leur slogan « Paix, Amour et Liberté » (“Peace, Love and Liberty”), que Lichtlag a traduit avec pertinence en Allemand par les libertariens “Friede, Freude, Eierkuchen” (NdT : « paix, joie et crêpes », expression allemande qui décrit une société superficiellement intacte, apparemment pacifique, à la façade propre, mais qui exprime plus les problèmes qu’elle ne les résout.).

En fort contraste, les Autres Droitiers insistent pour rappeler que la vie est faite de luttes, de haine, de dureté et de combat, pas juste entre individus, mais aussi entre différents groupes de gens agissant de concert.

Un certain “Millennial Woes” (NdT « détresses du millénaire ») – son pseudonyme, son vrai nom étant Colin Robertson – a ainsi je trouve spécialement résumé l’Autre Droite avec concision, je cite :

“L’égalité est de la merde. La hiérarchie est essentielle. Les races sont différentes. Les sexes sont différents. La moralité importe et la décadence est réelle. Toutes les cultures ne sont pas égales et nous ne sommes pas obligés de penser qu’elles le sont. L’homme est une créature déchue et la vie est faite de plus qu’un simple matérialisme creux. Enfin, la race blanche compte, et la civilisation est précieuse. C’est cela l’Autre Droite.”
Fin de citation.

Ensuite, en l’absence de toute théorie unifiée néanmoins, il y a bien moins d’accord au sein de l’Autre Droite quant au but qu’elle désire atteindre in fine.
Plusieurs de ses inspirateurs ont de clairs penchants libertariens, notamment ceux qui sont venus ici (NdT Conférences PFS) – ce qui est bien sûr la raison même de les y avoir invités.
Même s’ils n’étaient pas à 100% sur nos idées.
Tous les Autre Droitiers qui ont apparu parmi nous par exemple étaient familiers de Rothbard et de ses travaux.

Alors même que le candidat le plus récent à la présidentielle du parti libertarien américain (Libertarian Party) n’avait jamais même entendu le nom de Rothbard.
Tous – ceux que j’ai fait venir ici – à ma connaissance – étaient des soutiens déclarés de Ron Paul durant sa campagne pour la primaire du parti Républicain pour la nomination comme candidat à la présidentielle. Tous.

Pendant ce temps, beaucoup de libertariens auto-proclamés attaquaient et tentaient de vilipender Ron Paul pour – et vous savez déjà ce qui suit – ses « vues racistes ».
Cependant, plusieurs des leaders de l’Autre Droite et beaucoup de ses sympathisants à divers degrés ont eux aussi adopté des vues incompatibles avec le libertarianisme.

Comme Buchanan avant eux, et Trump désormais, ils sont inflexibles sur le besoin d’une politique d’immigration restrictive, très sélective et discriminante – ce qui est entièrement compatible avec le libertarianisme et son but de liberté d’association et son opposition à l’immigration forcée.

Beaucoup d’entre eux proposent de combiner cette politique à une politique marquée de restriction du commerce international, de protectionnisme économique et de barrière douanière – ce qui est bien sûr une antithèse du libertarianisme et nuisible à la prospérité humaine.

Je voudrais me presser d’ajouter cependant que malgré mes critiques envers ses compétences économiques, je continue de voir en Pat Buchanan un homme très bien.
D’autres sont allés bien plus loin encore, tel Richard Spencer, qui le premier a popularisé le terme de Autre Droite / « Alt-Right ».

Entretemps, du fait de plusieurs acrobaties médiatiques, qui lui ont apporté quelque notoriété aux USA, Spencer a atteint le point ou prétendre être le leader maximo d’un mouvement unifié soi-disant puissant – une péripétie qui d’ailleurs a été ridiculisée par Taki Theodoracopulos – « Taki Man » – un vétéran du mouvement paléo-conservateur devenu Autre Droite et ancien employeur de Spenser.

Quand Spencer vint en ce lieu, il y a plusieurs années, il démontrait encore de forts penchants libertariens. Malheureusement hélas, cela a changé et voilà que Spencer dénonce, sans plus de qualification, tous les libertariens et tout ce qui est libertarien jusqu’à aller se complaire du socialisme, pourvu que ce soit un socialisme pour et par les seuls blancs.

Vous imaginez aisément ma déception.>>

A suivre...

Un parti libertarien pourquoi faire déjà ?

Je trouve ce soir dans mon mail une ‘newsletter’ du jeune ‘parti libertarien’ avec une tribune de son président, que je reproduis ci-dessous.

Bel exemple de démagogie et de pragmatisme, il va sur des thèmes classiques et éculés depuis des années entre « libéraux » en France : nous sommes tous des libéraux, mais nous sommes divisés, divisés nous ne pouvons rien, unissons-nous car finalement nous sommes proches, et vu que le communisme gagne, il faut nous unir pour agir, c’est plus important que les guerres de chapelles, et bien sûr nous unir ça veut dire nous unir derrière celui qui fait la promotion de l’idée.

Voilà résumé le « mot du président » en un paragraphe, vous pouvez éviter une nausée de plus. Car hélas, voilà la bien l’un des pires messages qu’on pouvait imaginer de la part de « libertariens ».

On me dira que pour ma part à l’inverse, je fais tout pour nous diviser et que donc je démontre la pertinence de ce type d’appel à l’union sacrée.

Permettez-moi juste de poser quelques questions :

  • Si c’est pour finir par appeler à l’union, à quoi cela servait-il de créer encore un autre parti et donc de fragmenter un peu plus les positions « libérales » ? Allez voir le PLD plutôt.
  • Si c’est pour prendre des positions libérales, pourquoi dénommer le partir « libertarien » ?
  • Il paraît que nous nous avons en commun un « essentiel » sur lequel nous pourrions nous « rassembler » ; mais alors quel est-il est comment se fait-il qu’il ne soit déjà explicité et que personne n’ait encore réussi à faire ce rassemblement qui serait pourtant une évidence ?
  • Il s’agirait de « gagner le combat médiatique », mais comment faire pour ne pas être assimilé alors à tous ceux qui tentent de faire la même chose, j’ai nommé les hommes politiques ?
  • Il paraît qu’il y a un « agenda très précis à respecter » pour être « indolore ». Mais ne sommes-nous pas des individualistes, et donc n’avons-nous pas tous et chacun une vue très différente de ce qui peut être « indolore » ou pas, par exemple ? Approche collectiviste.
  • Si le pessimisme les gagne déjà, puisque « aucun changement ne sera possible » autrement, comment peut-on faire leur confiance pour mobiliser et guider une « union » sur le long terme comme le suppose la lutte farouche nécessaire vue la gravité de la situation ?

Je ne sais si c’est fortuit, probablement pas, mais ce message arrive alors qu’il y a quelques jours à peine, Hans-Hermann Hoppe, leader à penser des libertariens « durs » dirais-je, venais de produire un discours maquant et tranché où il fustige tous les pseudos libéraux et faux libertariens, proposant de plus une stratégie politique très ciblée pour surfer sur la lame de fond du bon sens populaire.

Or H-H.Hoppe ne propose pas aux libertariens de s’allier avec les Républicains ni même avec les faux libéraux ou libéraux de gauche. Il ne propose pas non plus d’aller prendre les médias d’assaut, ni de suivre à l’envers la « route de la servitude ». Il propose une stratégie populaire et populiste.

Je ne suis pas en train d’affirmer que HHH a toujours et forcément raison. Mon objet est de rappeler que l’idée même de nous dénommer et de nous afficher libertariens, c’est de sortir de l’image trop entachée et mollassonne des libéraux, sinon du libéralisme, pour gagner l’opinion « des gens » sur la base d’idées claires, tranchées – les idées libérales authentiques. L’union n’est donc pas un préalable, ni ne peut l’être. Elle sera la conséquence si nous portons nos idées avec force et conviction.

Message original reçu :

« Quotidiennement nous rencontrons des libéraux, affirmés ou pas, d’une école ou d’une autre, en tout état de cause des personnes qui ont le même constat que nous sur l’état de notre société.
Aujourd’hui les personnes de sensibilité libérale pensant que l’état est trop présent dans la sphère privée, que les règlementations paralysent le pays et que la fiscalité est punitive sont légion.
Mais nous constatons que lorsqu’il s’agit d’entrer en action que ce soit au sein d’un parti politique comme le nôtre ou par quelques autres moyens, ces personnes de sensibilité très proche s’écharpent sur des points qui, à ce jour, sont des points de détail.
Certains libéraux vont vouloir que l’état se cantonne à ses missions régaliennes, d’autres vont vouloir instaurer des chèques sociaux dédiés, les anarchistes eux ne veulent accepter aucune alliance avec ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis, etc …
Les sensibilités libérales sont infinies et cette diversité qui devrait être une force est pour l’instant notre principale faiblesse.
Dans l’état actuel de la France, qui sombre dans une sorte de « communisme light », nous sommes très loin des préoccupations citées ci-dessus.
Nous pensons qu’il est urgent d’agir afin d’arrêter cette spirale infernale et nous sommes quasiment tous d’accord sur les premières étapes à mettre en place.
Car il faut bien comprendre que même si nous arrivions demain au pouvoir, il faudrait de nombreuses années avant de s’approcher d’une société libre et d’enfin pouvoir confronter nos idées sur ce que doit être, in fine, une société de liberté.
Nous partons de tellement loin que la transition doit être progressive, il y a un agenda très précis à respecter si nous souhaitons que le changement de régime soit indolore et fonctionne.
Ces guerres de chapelles entre libéraux sont actuellement contre productives.
Nous lançons donc un appel à toutes les sensibilités libérales, arrêtons de nous diviser sur des points de détail et rassemblons-nous sur l’essentiel, rassemblons-nous sur le changement de paradigme que nous appelons tous de nos vœux.
Toutes les tendances libérales doivent s’unir et mettre de côté leurs idéaux, si nous sommes divisés aucun changement ne sera possible et le collectivisme continuera d’avancer jusqu’à l’effondrement du système.
Une fois que les défenseurs de la liberté se seront unis, que nous aurons gagné le combat médiatique, que nous aurons montré à tous l’injustice et l’inefficacité du pouvoir politique centralisé et du collectivisme, que nous aurons remis au centre du discours politique la liberté et la propriété, que la société sortira enfin de la route de la servitude et empruntera le chemin de la liberté alors à ce moment-là, et pas avant, nous pourrons nous écharper gaiement sur tous ces sujets passionnants qui nous tiennent tant à cœur. »

Sunday, October 22, 2017

Hoppe - Traduction du discours PFS 2017 (1)

Hans-Hermann Hoppe a prononcé à l'automne 2017 lors de la conférence PFS 2017 un discours d’importance qui rappelle les bases de la théorie libertarienne, clarifie la position vis-à-vis de la droite "dure" Américaine (Alt-Right) et surtout donne un élan de stratégie pour le mouvement libertarien face à la poussée des antifas et social justice warriors.

J’en propose une transcription traduite en plusieurs parties. Voici les 11 premières minutes.

<Nous connaissons tous le sort des termes "libéral" et "libéralisme".
Il a été attribué à tant de gens différents et de positions différentes qu’il a perdu tout son sens et est devenu une étiquette vide non distinctive.
Et le même sort, je crains, menace désormais de plus en plus les termes "libertarien" et "libertarianisme" qui furent inventés pour retrouver en partie la précision conceptuelle perdue avec la fin des termes "libéral" et "libéralisme".

Cependant, l’histoire du libertarianisme moderne est très jeune.
Elle débuta en fait dans le séjour de Murray Rothbard et pris son expression quasi-canonique dans son livre "For a New Liberty" (Pour une nouvelle liberté, un manifeste libertarien), publié en 1973.
Mais le mouvement libertarien ne comptait initialement guère qu’une dizaine de personnes, entrant dans le séjour de Murray Rothbard.
Et du fait du jeune âge du libertarianisme, je garde espoir et ne suis pas prêt à abandonner le terme tel que défini et expliqué par Rothbard avec une clarté et une précision sans égales.
Tout cela alors qu’on ne compte pas les tentatives de soi-disant libertariens à brouiller les pistes et s’approprier le mot juste de libertarianisme pour quelque chose de totalement différent.

Le coeur théorique et irréfutable de la doctrine libertarienne est simple et sans détours et je l’ai déjà expliqué ici à maintes reprises.
S’il n’y avait aucune rareté en ce monde, les conflits entre humains, ou plus précisément les affrontements physiques, seraient impossibles.
Les conflits interpersonnels sont toujours des conflits relatifs à des choses rares. Je veux faire A avec une chose particulière et tu veux faire B avec cette même chose.
Et du fait de tels conflits, et parce que nous sommes capables de communiquer et de nous opposer des arguments, nous cherchons des normes de comportement dans le but d’éviter ces conflits.
Le but des normes est d’éviter les conflits.
Si nous ne cherchions pas à éviter les conflits, la recherche de normes de comportement serait sans logique.
Nous nous limiterions à nous battre et à survivre.

Mais en l’absence d’une harmonie parfaite des intérêts, les conflits relatifs aux ressources rares ne peuvent être évités qu’à condition de les attribuer comme propriété privée exclusive à quelque individu ou groupe d’individus précis.
Ce n’est qu’alors que je peux agir avec mes propres choses sans dépendance envers toi et tes propres choses, sans arriver à l’affrontement physique.
Mais qui possède quelle ressource comme propriété privée, ou non ?
En premier, chaque personne possède son corps physique qu’elle et elle seule contrôle directement.
Ensuite, quant aux ressources de seul contrôle indirect, elles doivent être acquises via notre corps, donné par la nature et ensuite approprié, le contrôle ou la propriété exclusif/ve est attribué à la personne qui s’est appropriée la ressource en premier, ou qui l’a acquise du propriétaire précédent via un échange volontaire et libre de conflit.
Car seul le premier à s’approprier la ressource et tous les propriétaires suivants lui étant connectés par une chaîne d’échanges volontaires peuvent l’acquérir et en obtenir le contrôle sans conflit c’est-à-dire pacifiquement.
Autrement, si le contrôle exclusif est attribué aux derniers arrivants, les conflits sont inévitables et à l’inverse de l’objet même des normes, rendus inévitables et permanents.

Certes, face à cet auditoire, il n’est pas besoin d’aller plus en détails, sauf pour ajouter ceci.
Si vous voulez vivre en paix avec d’autres et éviter tout affrontement physique, et quand de tels affrontements se produisent, vous cherchez à les résoudre pacifiquement, vous ne pouvez être qu’anarchiste ou l’avocat d’une société de loi privée, ou plus précisément vous devez être un ‘anarchiste de la propriété privée’, un anarcho-capitaliste ou comme je le disais un avocat d’une société de loi privée.

Et ainsi par implication - et sans beaucoup plus de vent - n’est pas libertarien - ou tout au plus un faux libertarien - quiconque affirme et promeut un ou plusieurs des points suivants :
- La nécessité d’un état - tout état - de propriété publique ou étatique et de taxes afin de vivre en paix.
- Ou qui affirme l’existence et la ‘justifiabilité’ de tout soi-disant droit de l’homme ou droits sociaux autres que le droit de propriété privée - tels que le droit des femmes, le droit des homos, le droit des minorités, le droit à la non-discrimination, le droit à l’immigration libre et sans restriction - qui est le droit de libre invasion - le droit à un revenu minimum garanti ou à un système de santé gratuit ou le droit à être débarrassé des discours et pensées déplaisants.

Les avocats de tout cela peuvent bien se dénommer comme ils le souhaitent, et nous libertariens pourrions bien coopérer avec eux tant qu’une telle coopération nous promet de nous rapprocher de notre but ultime, mais ils ne sont pas libertariens, ou au mieux de faux libertariens.

Ensuite une chose étonnante s’est produite sur le chemin du public.
Alors de Rothbard, et moi dans ses pas, ne fit jamais un pas hors de ces convictions centrales issue de la théorie, des non libertariens, avec en particulier des faux libertariens, c’est-à-dire des gens prétendant faussement être libertariens, et même des gens peut-être honnêtes mais tout au plus vus comme libertariens, tous nous ont vilipendés et choisis comme leurs bêtes noires et incarnations du mal.
Rothbard, le guide spirituel du libertarianisme moderne a par exemple été qualifié par cette foule soi-disant antifasciste de réactionnaire, de raciste, de sexiste, d’autoritaire, d’élitiste, de xénophobe, de fasciste et pour couronner le tout, de Juif Nazi auto-détesté.

Dès lors, quelle chose bizarre s’est donc passée ?
Voilà que tenter de répondre à cette question me conduit au sujet de ce discours, à savoir le lien entre libertarianisme et Alternative-Right, (Droite alternative) ou Alt-Right, laquelle a gagné une notoriété nationale (USA) et internationale après que Hilary Clinton, pendant la dernière campagne pour l’élection présidentielle, l’a identifiée comme une des sources d’inspiration du "panier des déplorables", une racine menant à Trump, laquelle (NdT l’Alt-Right) - je dois dire et insister - laquelle après la victoire électorale de Trump fut vive à rompre d’avec lui - du moins la plupart des gens ont rompu d’avec Trump, une fois qu’il fut clair qu’il n’est juste qu’un autre va-t-en-guerre de président.

Ainsi, le mouvement Alt-Right est principalement le successeur du mouvement paléo-conservateur qui connut son heure au début des années 90 avec l’éditorialiste et auteur à succès Patrick Buchanan comme représentant le plus connu.
Il tomba quelque peu en sommeil vers la fin des années 90 et a récemment - à la vue de l’immense et grandissant tort fait à l’Amérique et à sa réputation par les gouvernements successifs de Bush père, Clinton, Bush fils et Obama - il a réémergé plus vigoureux qu’avant sous la nouvelle étiquette de Alt-Right.

Beaucoup des phares associés à l’Alt-Right sont apparus ici lors de nos réunions au cours des années. Paul Gottfried, qui le premier conçu ce nom, Peter Brimelow, Richard Lynn, Jared Taylor, John Derbyshire, Steve Sailer, et Richard Spencer.
Parfois le nom de Sean Gabb - et le mien - y est aussi associé et évoqué en connexion avec l’Alt-Right.

Et mes travaux ont aussi été reliés au mouvement proche des néo-réactionnaires inspiré par Curtis Yarvin, que je connais aussi personnellement, et qui écrivit sous le pseudonyme de Mencius Moldbug sur son blog désormais en sommeil Unqualified Reservations.
En somme, ces relations personnelles et associations m’ont valu plusieurs mentions honorables par la ligue la plus insultante et infamante d’Amérique le SPLC, auquel mon cher ami Tom de Lorenzo se réfère toujours comme le Centre de Mensonge de la Pauvreté Soviétique.>>

A suivre...

Thursday, October 19, 2017

Une constitution ne « garantit » pas la liberté

La liberté, par définition même, est affaire de droit. Dire que ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui, c’est dire que je suis libre quand j’ai le droit assuré de pouvoir faire ce que je veux et peux avec ce que je possède, et que je respecte ce même droit pour autrui. La liberté, qui contient comme on le voit l’égalité, est le cœur de l’harmonie sociale et le socle de la pleine fraternité.

La liberté, et donc la vie sociale, repose donc simplement sur deux mots : le « droit », pourvu qu’il soit « assuré ». Au passage, il est désespérant de voir à quel point les politiciens sont talentueux à nous faire croire que les choses seraient en fait tellement plus compliquées que ce simple bon sens.

Ce droit très simple et palpable est ce qu’on appelle le « droit naturel ». Conséquence directe de l’existence des relations sociales, il est un préalable à l’organisation sociale de la liberté – ce qui est la question de « comment l’assurer ». La réponse officielle tient pourtant dans une « constitution ».

Ainsi, la constitution « garantirait » la liberté des citoyens – le verbe « garantir » n’est pas de moi, bien au contraire et c’est là tout mon sujet. Car il y a plusieurs contradictions profondes dans cette idée qui pourtant – mais est-ce un hasard ? – est à la base de toutes les « démocraties » de notre monde, avec les résultats, pardon, les échecs qu’on peut constater chaque jour que l’actualité fait.

Une constitution serait nécessaire pour définir, cadrer, limiter et séparer le et les pouvoirs, pouvoir qui servirait donc à assurer cette fameuse liberté en remettant les contrevenants dans le « droit » chemin. Le pouvoir de contraindre serait donc contraint par un document dont le pouvoir propre vient lui-même on ne sait trop d’où. Ah si, suis-je bête, nous le signons tous à notre majorité, non ? Le méchant pouvoir serait donc limité par ce qu’il doit lui-même consacrer. Circularité ridicule.

Plus sérieusement et plus concrètement, revenons sur le mot « assurer ». Une constitution part du principe que nous ne pourrions pas assurer notre liberté par nous-mêmes, qu’il faut quelque chose d’extérieur, voire de supérieur pour nous obliger à respecter ce qui fait pourtant l’objet même de toute vie sociale. Mais quand il s’agit de besoins encore plus primaires, comme celui de se nourrir, il me semble bien que nous nous débrouillons par nous-mêmes et cela avec un certain succès, non ?

Pas besoin d’un bout de papier sacralisé pour que le marché et le commerce nous trouvent toutes les solutions que sont les restaurants, les boulangers, bouchers et foule d’autres artisans ainsi que toute la chaîne logistique qui assure la fourniture des produits frais là où on les attend, sans que personne jamais n’ait légiféré ni qu’un gouvernement ait décidé d’un menu ni de notre alimentation. Alors si le marché fonctionne pour notre nourriture, pourquoi ne pourrait-il pas « assurer » notre liberté ?

Ces questions de la légitimité d’une constitution et de sa nécessité sont de vraies questions, et la vie de tous les jours montre combien les choix historiques ont abouti à des errements. Mais il y a une question plus essentielle encore quant à la nature de la liberté. Le pseudo-libéral Gaspard Koenig nous a mis sur a voie il y a quelques jours à peine, par une énigme : « La société a un rôle à jouer dans lequel l’État à sa place comme garant de la liberté, et non pas comme gardien de l’intérêt général. »

L’état n’a pas sa place envers la liberté, car l’état est l’inverse de la liberté, lui qui nous contraint sans nous laisser le droit de tenter de lui échapper. Ni lui ni sa constitution ne peut nous la garantir, car on ne garantit pas la liberté. On la prend, on la réalise, on la fait, on la vit. En réalité, la liberté est sa meilleure propre garantie, car seule la dynamique de marché qu’elle permet est de nature en retour à faire émerger l’organisation des services et produits qui permettent à chacun d’assurer… sa liberté.

Tuesday, October 17, 2017

Macron nous prend-il pour des enfants ?

Ainsi, selon les nouvelles du jour, Macron prétend se lancer dans la lutte contre la pauvreté des enfants. Quel bel élan de générosité, tous ceux passés avant lui n’y ont pas pensé, les idiots. Il est vrai que de voir tant d’enfants pour lesquels avenir et présent ne sont pas aussi roses que la croissance mondiale le laisse supposer est une chose bien triste, méritant l’énergie de notre jeune Président.

Un premier niveau de réflexion conduit cependant très vite à s’interroger sur ce que peut bien signifier concrètement la « pauvreté des enfants ». La pauvreté, comme la richesse, est une chose très difficile à définir et à matérialiser. J’ai l’habitude de dire qu’il y a toujours en un pays 50% de riches et 50% de pauvres, c’est la seule certitude. C’est encore plus vrai pour des enfants qui le plus souvent n’ont aucun revenu et sont en pleine acquisitions de ces compétences – de plus en plus maigres grâce à l’Education nationale – qui leur serviront justement pour prétendre à des revenus.

S’attaquer à leur pauvreté, dès lors, qu’est-ce que ça peut vouloir dire ? A très court terme, il peut prendre un hélicoptère pour leur jeter des billets, à eux ou à leurs parents. Ou les mettre sous la perfusion de quelque subside artificielle, une de plus, financée on ne sait trop comment – ou plutôt si, on le sait : avec un peu plus d’impôts qui contribueront eux à appauvrir d’autres enfants. Ou alors, il peut décider de leur donner un travail, à eux ou à leurs parents. Mais là encore, on va inventer des postes qui n’existent pas, ou on va obliger les entreprises à y mettre des parents incompétents, donc à appauvrir un peu plus ces entreprises-là, et donc nous tous en bout de chaîne. Effet inverse, donc.

La pauvreté des enfants ne peut se corriger qu’à long terme, donc, ce qui est peu compatible avec la nature volatile de l’agenda de tout politicien. Macron devrait ainsi au moins se demander ce qui a causé la pauvreté des enfants, alors que nous sommes dans un monde où le niveau de vie est censé croître continuellement et pour tous. N’importe quel économiste un peu sérieux, depuis Bastiat il y a 170 ans, saura y diagnostiquer la conséquence de l’interventionnisme économique maladif et puéril que pratique la classe politique aveugle depuis au moins la Seconde Guerre, tous partis confondus.

Car finalement, à y réfléchir juste un peu plus, éviter la pauvreté des nouvelles générations, leur assurer, et non pas leur construire, une société et un environnement socio-économique qui leur permettront de trouver leur voie et ainsi leur prospérité, économique et morale, n’est-ce pas là le rôle même, le rôle fondamental de tout gouvernement et élite qui se respectent ? Comment est-il possible que cet objectif en soit un, ce qui veut dire qu’il ne va pas de soi ? Et comment est-il possible qu’on l’exprime d’une manière laissant penser que la solution non plus ne va pas de soi ?

Cette décision de Macron est un excellent test, finalement. Soit elle est le reflet de la décadence intellectuelle et morale avancée où se trouve notre classe politique quant à son objet même. Soit il connaît la réponse et prétend la faire avancer, masquée sous un « noble » prétexte bien gauchisant. Vu que le sujet sort du chapeau tout d’un coup, il y a fort à parier que le second cas est improbable.

Wednesday, October 11, 2017

Quand nul n’est censé ignorer la loi, la liberté est ignorée

Nous connaissons tous ce précepte qui nous est inculqué pendant notre endoctrinement scolaire : nul n’est censé ignorer la loi, nous dit-on. Il s’agit d’un principe essentiel de l’échafaudage juridique du pays, puisqu’il permet à tout policier, bureaucrate ou autre officier de l’état de pouvoir s’appuyer sur nos nombreux « codes » et autres textes législatifs pour exiger notre obéissance et nos impôts.

Le choix du terme de « loi » a son importance. On ne dirait pas « nul n’est censé ignorer le droit », et on ne dirait pas non plus « nul n’est censé ignorer la législation ». La « loi » est essentiellement la même chose que l’ensemble de la « législation », mais avec deux nuances fortes. Elle embarque avec elle tout l’appareil des institutions et du fonctionnement de l’état : on ne peut prétendre ignorer qu’il faut obéir à un policier ou passer devant un notaire pour vendre un bien immobilier, par exemple. Plus psychologique, le concept de « loi » est plus abstrait et englobant, c’est un fourre-tout couvert d’une aura presque religieuse qui permet au précepte d’avoir bien plus de force envers le citoyen.

Pour le « droit », c’est très différent. Tout le monde sait plus ou moins consciemment ce qu’est son droit – et non « ses droits » : chacun sait qu’il ne doit ni voler, ni agresser, ni tuer et s’attend sans plus de question à ce qu’autrui fasse de même. C’est là la base éternelle de la justice humaine.

Au quotidien, chacun de nous – du moins les gens honnêtes – interagit avec les autres en respectant ce droit. Parfois, on échange, on monte des affaires, on fait des projets qui nous conduisent à passer des contrats avec d’autres, qui font de même pour leurs affaires. À tout moment donc, chacun de nous sait très bien à quoi il est engagé et donc quel est l’ensemble des obligations qu’il a prises et qui déterminent ce qu’il est « censé savoir » en matière de « droit » et de devoirs envers ce monde.

Mais alors, puisque nous savons toujours et à tout moment ce qui fait notre « loi » propre, et que peu ou prou nous connaissons les bases des règles générales de fonctionnement de ce pays, pourquoi ce besoin de nous asséner avec conviction ce précepte de connaissance de la « loi » ?

La réponse est évidente, hélas : parce que nous sommes dans un pays où une foule, des générations de députés et autres bureaucrates ont produit tant de textes qu’il est dans la pratique impossible de tous les connaître – et en plus, ils le font sans nous demander la permission ni nous en informer.

Et ce n’est pas là un phénomène accidentel, mais volontaire : il est très utile pour les hommes de l’état que la masse de la législation nous déborde : cela leur permet d’être sûr qu’aucun de nous n’est jamais sans tache et parfaitement en règle vis-à-vis de l’ensemble infini des lois en vigueur, ce qui permet d’être sûr de trouver une faille qui permette d’arrêter les récalcitrants ou rebelles.

Ainsi, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire à l’école, on peut être sûr que tout pays où « nul n’est censé ignorer la loi » est un pays où en réalité « nul n’est à l’abri de l’arbitraire de la loi ». Dans un pays libre, il n’y a pas de loi, mais il y a le droit et des contrats : nul n’a de mauvaise surprise.

Corruption : active ou passive ? Les deux vont toujours ensemble.

La corruption est depuis longtemps identifiée comme un des maux des sociétés et tout spécialement des démocraties contemporaines. On appelle à la « transparence », on chasse la corruption « active » et la corruption « passive » et les groupes de pression, ou « lobbies », ont fort mauvaise presse.

Le capitalisme de connivence, celui où la trop grande proximité des hommes d’affaires et du pouvoir politique et bureaucratique leur donne des privilèges de fait au détriment de l’ensemble du marché, ce capitalisme malsain est un des grands symboles de la corruption que combattent les libéraux.

Pourtant, des affaires complexes, telle la position privilégiée dont Monsanto bénéficie en matière de semences ou OGM, cachent sous une apparence d’abus de pouvoir une réalité plus subtile.

Wikipedia voit la corruption selon ses acteurs : « La corruption est la perversion ou le détournement d’un processus ou d’une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d’obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d’obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. » Deux choses frappent dans cette définition.

On voit tout d’abord que la relation n’est pas équilibrée. Le dernier mot dit tout : « bienveillance ». Ce mot suppose une forme de pouvoir, celui de fermer les yeux ou d’informer, celui de ne pas user de son pouvoir, celui d’être agréable ou pas, selon l’humeur ou l’arbitraire. Sans ce pouvoir, cet « avantage » qui est l’objet de la négociation, voire de la séduction, n’en serait pas un. Sans pouvoir, il ne pourrait y avoir corruption, la situation serait une simple transaction, un échange commercial.

C’est d’ailleurs bien ce qui se passe in fine : la corruption n’est jamais qu’un acte commercial, où une personne en position de fournir une gratification statutaire l’échange contre une valeur en monnaie ou en nature. C’est la version sordide du marché, en version non libre, où il est fait littéralement commerce des produits du pouvoir. Mais comme dans le marché normal, tout cela n’est possible qu’à condition que les deux acteurs individuels tombent d’accord sur les termes de l’échange.

Il est donc inapproprié, et même trompeur, d’opposer corruption « passive » ou « active », puisque dans tous les cas de figure, le bureaucrate est tout autant acteur et actif de la fraude que peut l’être le bénéficiaire de sa « bienveillance ». Il est donc injuste de condamner ou de blâmer un seul des deux acteurs pour corruption, fût-elle « passive » ou « active », car cette distinction n’a pas de sens.

De plus, sous l’angle moral cette fois, les deux acteurs ne sont pas au même niveau. Car si le citoyen concerné vient commercer avec une somme dont rien ne permet de dire a priori qu’elle est d’origine malhonnête, il n’en est pas de même du bureaucrate. Dans son cas, les faveurs dont il fait commerce sont toujours les produits de taxes, inflation, arbitraire et autres abus de pouvoir de faible moralité.

Il est comique enfin de voir que la lutte anti-corruption, quand elle est authentique et sincère, est une lutte de la part du pouvoir politique en faveur du capitalisme pur et libéral, puisque celui-ci correspond au marché libre dont toute forme de pouvoir et de politique est absente – un marché où la corruption est impossible. Or le capitalisme pur et libéral est l’antithèse, le pire ennemi du pouvoir.

Pour revenir aux lobbies et groupes de pression, leur critique systématique prend évidemment une autre teinte une fois l’analyse précédente en tête. Le terme ne veut plus rien dire puisqu’il ne montre qu’un des deux côtés du scandale. On imagine ainsi souvent des groupes de diplômés allant à l’assaut des députés européens pour favoriser un texte de loi à venir au profit de l’entreprise ou du secteur d’activité qu’ils représentent. Et on aura raison, mais à condition de ne pas oublier les députés.

Et de même il ne faut pas oublier toutes ces communes où les associations sportives ou culturelles vantent leurs charmes aux conseillers municipaux dans l’espoir d’obtenir qui une salle qui une subvention, ou l’usage d’un terrain de sport. Les lobbies et groupes de pression sont partout où il y a pouvoir, mais ils ont toujours en face d’eux les bureaucrates qui les nourrissent et qu’ils nourrissent. Ils ne sont que la simple conséquence de la structure étatique de notre société. Si, pour atteindre un objectif qui devrait normalement n’être que d’ordre économique il faut passer par les méandres de la bureaucratie, est-ce la faute des acteurs économiques ou plutôt celle des bureaucrates ?

L’exemple a été pris de Monsanto, qui par son lobbying à Bruxelles se construirait ainsi un monopole. L’analyse précédente montre qu’aucune entreprise, aussi grosse soit-elle, ne peut seule se construire un monopole. C’est au bout du compte les élus et eux seuls qui portent la responsabilité d’avoir laissé rédiger et proposer, puis de voter des textes (lois, décret, directives ou autres) qui établissent le monopole en question. Aucune entreprise ne peut disposer d’un monopole sans une loi, votée.

A cette lumière, Monsanto tente sa chance et clairement cette démarche est le signe d’un manque de scrupules et d’une moralité peu recommandable. Certes. Mais il demeure que ce n’est jamais Monsanto qui établit les lois dont cette entreprise profite. Les dirigeants de Monsanto – ou de toute autre entreprise pratiquant le capitalisme de connivence – sont des gens de peu de scrupule, mais qui ne peuvent rien sans la « bienveillance » des « agents » en place leur octroyant ces monopoles.

Certains défendent les bureaucrates qui, souvent mal payés, finiraient par céder devant les offres alléchantes des « sales capitalistes ». Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas acceptable pour autant. Et c’est pour cette raison même que les libertariens considèrent que la meilleure façon – la seule en fait – de régler la question de la corruption, consiste à supprimer intégralement toute bureaucratie. Ce faisant, capitalistes scrupuleux ou pas, il n’y aura plus de tentation à acheter un privilège, puisqu’il n’y aura plus de privilège ou de bienveillance issue de taxes et autres abus de pouvoir à monnayer.

Citations

« Tout pouvoir amène la corruption, le pouvoir absolu amène une corruption absolue. » -- Lord Acton

« Plus l’État est corrompu, plus il y a de lois. » -- Tacite, Annalium, III.

« La pire des lois reste meilleure que la tyrannie bureaucratique. » -- Ludwig von Mises

« "Il y a un paradoxe : un pays peut être énormément étatisé sans être gouverné. La France est un pays sur-étatisé mais sous-gouverné. » -- Jean-François Revel