Wednesday, June 29, 2016

Notre Dame des Landes marque l’arrêt aux porcs ?

Ainsi donc, juste après le référendum pour le Brexit, notre Flamby nous inventait la formule régionale, anticonstitutionnelle, qui plus est pour accoucher d’un monstre où ni le ‘oui’ ni le ‘non’ ne sont pertinents, acceptables ni même démocratiques. Pour ma part, j’y vois une belle illustration de la nocivité des concepts même de démocratie et de référendum. Voyons rapidement pourquoi.

Pertinence. Deux aspects viennent à l’esprit. En premier, la nature du projet : ce qui est beau avec une réponse limitée à oui ou non, c’est qu’elle ne laisse aucune place à des positions telle que : ‘oui pour des petits avions, non pour des longs courriers’ ; ou bien : ‘oui pour les bretons, non pour les autres’. A ce titre, second aspect, on n’a offert qu’aux seuls locaux de voter ; ainsi, il est probable que l’immense majorité des voyageurs qui passeront par-là n’auront jamais eu droit à la parole. Une approche libérale aurait consisté à tout simplement laisser le marché s’exprimer, par exemple via une souscription à l’achat d’actions du futur aéroport par ses futurs usagers ou supporters…

Acceptabilité. On le voit déjà, le ‘oui’ n’est pas parti pour résoudre grand-chose, puisque les opposants contestent déjà le caractère définitif de la décision qu’il est censé matérialiser. Et je peux les comprendre : si j’étais propriétaire d’un des terrains saisis pour les pistes, jamais personne ne pourrait me faire accepter une telle décision, personne ne pourrait me faire accepter ce qui s’appelle un vol (sans avion) en langue des Landes. Mais dans l’autre sens, un ‘non’ n’aurait donné aucune légitimité aux opposants à empêcher des travaux menés par des entrepreneurs disposant de contrats en bonne et due forme. Le problème n’est pas dans le vote, il est dans la nature politique du projet.

Démocratique. Je suppose que le paragraphe précédent permet de voir l’idée : il s’agit d’un projet de nature fondamentalement économique – investir dans une infrastructure pour en espérer des gains et donc une valeur économique et sociale – un projet économique devrait être confié au marché pour que celui décide de la pertinence économique et sociale dudit projet. C’est là le rôle social du marché, un rôle que lui seul peut assurer, sauf à tomber dans l’arbitraire, comme on le voit.

Et pourtant, on a eu recours à des mécanismes politiques – un référendum – pour régler un sujet qui n’a rien de politique, avec les conséquences qu’on voit depuis des mois. C’est ne pas comprendre que le libre marché est le seul mécanisme qui soit de nature réellement démocratique, c’est-à-dire libre et populaire, là où la soi-disant démocratie par les urnes finit en réalité toujours dans l’arbitraire binaire de la tyrannie d’une minorité de « pour » face à une autre minorité de « contre ». Hélas.

Comment fallait-il faire ? Il ne fallait pas décider arbitrairement que l’aéroport pouvait justifier l’arrêt des porcs, que demain le voyage fermait la génisse. C’est une question économique, car la seule et unique manière de savoir si ce projet, comme tout projet, se justifie, c’est de le demander au marché, c’est-à-dire à tous ceux qui sont concernés, de près ou de loin. C’est pourtant simple…

Sunday, June 26, 2016

Koenig, le roi des … libéraux ?

Il n’a pas résisté. Lui qui vit à Londres, il a fallu qu’il réagisse au Brexit. Sauf qu’il en a franchement pété la goupille dans le Figaro de vendredi 24 juin, Figaro qui parle de « goût de gueule », c’est dire.

Gaspard Koenig se pose comme le philosophe moderne du libéralisme, du moins certains lui font-ils le plaisir de lui faire croire que c’est sa position parmi les libéraux de ce pays. Mais voilà, il n’a pas tout bien compris à la liberté, le normalien, alors il dit souvent des bêtises, et c’est bien dommage.

Voilà donc qu’il est fâché tout rouge contre ces Britanniques qui veulent une autre liberté que celle qu’il passe pourtant son temps à expliquer, les sots. Ils les méprisent donc, et il le dit en plus : « Je hais les nations, épiphénomène sanglant de l’histoire humaine, et méprise les nationalistes. » Ça tombe bien, pour ma part, je méprise les gauchistes et les intellectuels de gauche méprisants.

Koenig rêve d’une liberté où il pourrait décider de là où il habite, par exemple. Il regrette l’Europe parce qu’elle lui permet d’imposer sa présence au pays qui l’accueille. Belle conception de la liberté, vraiment. Mais ce n’est pas nouveau, il nous fait régulièrement le coup, par exemple quand il veut nous vendre son LIBER, machin qui promet à tout le monde de l’argent pris à tous. Libéral, qu’il dit, qui pourtant refuse d’entendre que la liberté repose sur la propriété privée, de tout et pour chacun.

Et la propriété privée veut dire droit des propriétaires de décider, ou non, d’accueillir chez eux qui bon leur semble, fût-il un King ou un Koenig ou un simple quidam. Notre roi, quant à lui, est un libéral quand ça l’arrange, il n’aime pas l’état mais préfère quand même quand il y en a un pour réduire au silence ces idiots d’Anglais qui pourraient bien ne pas reconnaître sa valeur en le poussant dehors.

Mais il faut dire que notre roi est un démocrate. Il dit « Oui à la démocratie, non au «peuple», fiction de romancier. » C’est pas beau ça, pour un libéral humaniste ? Il vaut donc mieux que l’Europe nous oppresse de manière démocratique plutôt qu’on écoute ces idiots de peuples. Euhhh, mais je croyais que justement la démocratie était là pour permettre aux peuples qu’on les écoute, comme dans le cas de ce fichu Brexit, d’ailleurs. Mais Gaspard est plus malin que ça, c’est un démocrate libéral qui sait mieux que les peuples ce qui est bon pour eux et qui les méprise quand ils s’opposent à lui.

Il me semble que ce serait marrant que Gaspard se présente aux présidentielles pour nous montrer combien il arrive à la fois à être pour l’Europe et contre les peuple, démocrate et libéral, le tout avec une campagne financée par l’argent des autres venu de son cher LIBER. On pourrait ensuite passer à autre chose, au prochain gugusse de service…

Friday, June 24, 2016

Messieurs les Anglais, tirez-vous les premiers !

Ce sera donc 52% en faveur du Brexit. Excellente nouvelle, bravo au bon sens britannique !

On aura tout entendu pendant cette campagne entre les partisans de la sortie du Royaume-Uni et les autres, ceux qui croient encore que la liberté et la prospérité, la sécurité et l’avenir vont avec une plus grande concentration du pouvoir politique. Très souvent, même du côté des opposants à l’Union, les arguments étaient erronés voire ridicules, mais finalement, ce n’est pas l’important.

Ce qui compte, c’est que la démocratie se soit pris les pieds dans son propre tapis. Ce qui compte, c’est que le bon sens individuel reprenne le devant de la scène. Ce qui compte, c’est que le modèle que les étatistes de tous poils cherchent à nous vendre, voire à nous imposer dans le cas de la CGT et autres grévistes intempestifs, soit massivement contesté.

Bien sûr, ce vote n’est qu’une étape et la sortie reste encore très théorique. Tout ne fait que commencer. Il y aura probablement de la résistance des étatistes à chaque étape, pied à pied. Sur chaque sujet, on entendra encore les pires bêtises prétextant que rien ne peut se faire hors des textes européens, que l’économie des pays européens a besoin de l’Union, ou que sais-je.

Ce n’est pas grave, car la dynamique est lancée et c’est ce qui compte. Et comme en toute logique, sa sortie devrait rendre le Royaume-Uni plus performant et plus libre, chaque étape de ce processus devrait produire un peu plus de preuves de sa pertinence. On peut donc espérer voir les choses s’accélérer et les débats sortir de la passion et de l’irrationnel pour gagner en substance.

Maintenant, la vraie question porte sur le signal donné aux autres eurosceptiques. Rappelons par exemple que le Royaume-Uni n’est pas le seul pays de l’Union à ne pas avoir adopté l’euro. Je ne suis pas un spécialiste de la question, mais on pourrait imaginer que le Brexit puisse servir de motivation, d’exemple aux opposants danois à l’Europe pour raviver le sujet chez eux. Et s’ils ne reprennent le relais, ce sera peut-être le cas de l’extrême-droite autrichienne, ou des Catalans espagnols.

Ce qui est sûr, c’est qu’on peut parier sur le fait que la dynamique d’écroulement de l’Union européenne ne fait que commencer, dynamique qui est d’ailleurs la même que l’écroulement amorcé de l’état français et son cortège de reliques et rigidités socialistes. Cela prendra probablement une ou deux générations, mais la liberté, la vraie, pointe son nez au bout du tunnel.

Monday, June 20, 2016

Libres ! a quatre ans, Libres !! a deux ans

Eté 2012, Libres ! paraît en pré-édition ; il sera à la rentrée suivante chez Amazon, où on peut encore le trouver. Libres ! fut le premier livre traitant de liberté écrit par 100 auteurs, sur 100 sujets et 100 feuilles, libre de tout copyright. L’idée d’Ulrich Génisson, qu’il m’a convaincu de mener au bout avec lui, consistait à parler de manière simple de tous, ou presque tous les sujets touchant la liberté en ce pays, selon des textes courts sur deux pages, écrits par des plumes très diverses, allant du professeur d’économie au batelier, de l’avocat à la secrétaire ou encore de l’étudiant au patron d’entreprise.

Et en effet, Libres ! traite de nombreux sujets qui ont fait parler d’eux depuis que Flamby est aux manettes de jeu, par exemple : « La Désobéissance Civile », « Taxi ! Vous êtes Libre ? », « Égalité Homme / Femme ? », « Paradis Fiscaux et Enfers Fiscaux », « L’immigration », « Aux Armes Citoyens », « Tous Différents, mais Tous Égaux », « Libéraliser le Marché du Travail », « L’État : Oppression et Inefficacité » « Vivre Sous la Coupe Policière » ou encore « L’État Illusionniste ».

Libres ! se propose de donner un panorama de ce que la liberté peut signifier, de ce qu’elle peut éclairer ou apporter de notre société actuelle qui très souvent vient en rupture du politiquement correct ambiant et des mythes socialisants dont on nous abreuve depuis la prime enfance. C’est, je crois, un bol d’air frais et une cure de bon sens qui renvoie au placard les politiques de tous poils.

Depuis, en  2014, j’ai renouvelé l’expérience avec Libres !! et cette fois 101 mains, 101 texte sur 101 feuilles, des auteurs nouveaux, et d’autres qui étaient de la première aventure, et surtout des sujets toujours en plein dans l’actualité : « État, idéologie, désinformation », « Le mythe du « public » et du « privé », « Pourquoi des crises économiques ? », « La liberté d’expression », « Que faire des criminels ? », « Émergence des monnaies électroniques », ainsi que « L’évasion fiscale ».

A un an de la prochaine élection présidentielle, pas besoin de programme électoral : les deux volumes portent en eux une analyse politique, sociale et économique de notre société bien plus riche et aboutie que n’importe quelle plate-forme partisane et leurs propositions, si elles étaient mises en place ne serait-ce que pour moitié, suffiraient à rendre à ce pays un avenir autre que celui décrit dans La Grève. Alors, n’attendez plus, si vous croyez en la liberté, redécouvrez-la en lisant Libres !

Tuesday, April 26, 2016

Le libéralisme, une autre utopie ?

Je marche ce matin à Montrouge, haut lieu historique de la gôche, et je viens à remarquer un graffiti nous appelant « tous contre l’utopie libérale ». Bigre. Ainsi le libéralisme serait une utopie et on ne m’aurait rien dit ? Tout ce temps passé à lutter pour la liberté serait vain, nul et non avenu 

Une utopie se reconnait dans une vision du monde ou une théorie sociale ou économique qui ne repose en rien sur la réalité des choses de ce monde, ou qui exprime des principes ou convictions qu’une confrontation à la logique ou au bon sens a tôt fait de remettre à leur juste place.

Un des arguments majeurs du libéralisme envers les idéologies concurrentes et étatistes en général tient justement à établir qu’il s’agit systématiquement d’utopies au sens précédent. Ainsi, les idées de gôche et étatistes posent le plus souvent une forme ou une autre de collectivité comme réalité sociale, là où il est en fait impossible de concevoir une collectivité capable de se substituer à l’individu ou les individus qui agissent sous ce voile, pour prendre un des faux concept de Rawls.

Les libéraux sont donc très attachés au principe de réalité qui veut qu’au contraire des utopies, l’individualisme méthodologique qui est à la base de la théorie libérale garantit son ancrage au plus près de notre monde. La théorie économique autrichienne, par exemple, étant axiomatique dans ses fondements, ne peut être remise en cause sans tomber dans une vision artificielle de celui-ci.

Bien sûr, je doute fort que ceux qui ont créé ce graffiti avaient la moindre idée de ces notions. Pourtant, le message m’a alerté et a interpelé certaines de mes certitudes – non, je ne parle pas de convictions en matière de libéralisme, car il n’y a pas de doute quant à la justesse de ses théories.

Et de m’interroger sur une possible utopie du non-pouvoir. On le sait, c’est un sujet largement couvert par des B.de Jouvenel ou C.Michel, au-delà de la disparition de la coercition étatique, ce qui caractérise la société libérale à venir est in fine la disparition du pouvoir politique – donc coercitif. Le principe de la société privée et libre tient dans le remplacement du pouvoir politique par le marché.

Mais on pourrait se demander si, comme la gôche imagine remplacer l’homme par un surhomme parfait qui serait libéré de l’égoïsme et de l’avidité, les libéraux ne tomberaient pas dans l’utopie d’un homme libéré de toute aspiration au pouvoir, question dont je ne nierais pas la pertinence. Mais ce serait ne pas comprendre que le pouvoir « libéral » ne fait que changer de forme : il quitte l’homme politique plus ou moins providentiel pour se fondre à la foule des hommes-libres-consommateurs.

Sunday, April 24, 2016

Rama Yade présidente du PLD ?

Rama Yade vient d’annoncer sa volonté de faire partie de ces quelques prétentieux avides qui croient pouvoir « mener à la destinée de ce pays », selon l’expression consacrée. Ce serait un incident tout à fait mineur s’il n’était accompagné d’un autre : Dans Le Figaro du 21 avril, on pouvait lire que « Rama Yade pourra notamment s’appuyer sur le Parti libéral démocrate pour ce combat politique ».

En premier lieu, je trouve amusant qu’un parti se disant libéral se trouve associé à un « combat politique », concept qui est aux antipodes de toute vision ou ambition réellement libérale. Un combat suppose un affrontement violent, alors que toutes les idées de la théorie libérale reposent sur le principe de non-agression. De plus, se battre pour le politique, c’est se battre pour le pouvoir. Or, Christian Michel en a fait des chefs-d’œuvre, l’idée de liberté est à l’opposé de celle de pouvoir.

Mais peu d’électeurs sans doute sauront voir cette contradiction. Par contre, on peut penser que beaucoup comprendront deux autres choses bien pires pour l’image du PLD et donc du libéralisme – qui n’avait pas besoin de ça en France. La première, c’est que les libéraux voient en cette femme et ce qu’elle représente un porte-parole de la liberté. La seconde, pire encore, c’est que les libéraux ne croient pas suffisamment en leurs idées pour les porter sans l’aide d’une star sur la scène publique.

Or Rama Yade, au-delà de ce qu’elle véhicule comme femme d’origine étrangère ayant réussi, c’est aussi un pur produit de la collusion franco-africaine, avec un père diplomate sénégalais très proche du président Senghor. On peut imaginer mieux pour représenter le libéralisme. Juste pour rire, on lira Wikipedia évoquant « une prise de position en faveur du vote blanc » et bien d’autres turpitudes.

Mais ce n’est pas de Rama Yade qu’il s’agit, mais du PLD qui une fois de plus fait des choix politiciens au lieu de faire son boulot, c’est-à-dire porter fièrement les valeurs de la liberté sur la place publique.

Je reste convaincu que les idées de la liberté ne peuvent in fine porter et être entendues par le peuple qu’en dehors de toute ambition politicienne – on voit bien l’érosion continue et universelle de l’attention populaire dont font preuve les politiciens, ce n’est pas un hasard.

Mais si le PLD doit préférer la voie électorale et partisane, au moins qu’il le fasse d’une manière qui ne laisse pas planer le doute sur ses intentions véritables. Tant que le PLD jouera le jeu de l’entrisme et des associations douteuses, il contribuera plus à nuire au libéralisme qu’à le servir en lui donnant l’aspect de ce que précisément le libéralisme se veut mettre à bas : la démocratie et le jeu politicien source d’injustice.

Tuesday, April 19, 2016

« La démocratie, c’est le débat. » Vraiment ?

Ce matin, comme c’est la mode ces jours-ci, on évoque Nuit Debout dans la presse et l’agression d’Alain Finkielkraut, laquelle conduit à cette affirmation supposée rassurante quant au respect des idées et notamment celles du philosophe : « La démocratie, c’est le débat ». Débattre, c’est bien.

Qu’est-ce que débattre, au fait ? Ou plutôt, que cela suppose-t-il ? Débattre, librement, c’est en effet exprimer, concrétiser la liberté d’expression de chacun, chose incontestablement positive et majeure pour la liberté de tous. Débattre, c’est permettre à la liberté d’être comprise, exigée, sinon trouvée.

Mais surtout, débattre suppose que la chose débattue n’est pas un sujet clos, une question dont la ou les réponses ne sont pas encore connues. Débattre c’est donc chercher ce qui n’est pas connu.

Bien évidemment, la part d’inconnu dans une démocratie est immense, elle le sera toujours et c’est très bien comme cela : le futur est largement inconnu, c’est l’expression même de notre liberté.

Il y a pourtant des pans entiers de la vie en démocratie qui ne sont pas, qui ne sont plus inconnus et cela depuis fort longtemps – au moins depuis que les économistes autrichiens sont passés par là. Et pour tous ces sujets, fort nombreux, quand on écoute les fameux débats, eh bien, il n’y a pas débat.

Prenons quelques exemples pour illustrer. La lutte contre le chômage ? Pas besoin d’en débattre, on sait, depuis Frédéric Bastiat sinon avant, que la suppression du salaire minimum et de l’essentiel du code du travail suffiraient à le rendre quasi-inexistant. Les 35 heures, ou même les 32 heures comme on commence à entendre – c’est-à-dire le partage du temps de travail ? Pas de débat non plus, c’est le fruit d’une confusion profonde entre travail et emploi qui rend l’idée sans fondement. Le travail existe et existera à l’infini car il est l’expression des besoins et envies des hommes. Infini, pas besoin donc de le partager. Par contre, les 35 heures, c’est produire moins pour le même revenu sans gains de productivité : pas besoin de débattre pour établir que cela ne peut que nous appauvrir.

Ce ne sont que quelques exemples, il y en a autant que l’on veut. Ce qu’il faut en retenir, c’est que la vie sociale ne repose pas entièrement sur le relativisme, tout n’est pas affaire de choix politiques. Il y a des lois économiques intemporelles et universelles auxquelles nul politicien ne peut échapper, pas plus que la démocratie ou la volonté du peuple. Dès lors, débattre reste une excellente chose, mais à la lumière du réalisme économique et des obligations morales issues du respect du droit par chacun.


PS : Voir cet ancien article sur le même sujet, en plus détaillé : https://www.contrepoints.org/2011/03/09/16374-de-lillusion-democratique