Thursday, September 28, 2017

Le libre port d’arme est-il une solution ?

Le libre port d’arme, traditionnel dans bien des pays sans provoquer des bains de sang, fait de longue date polémique en France et dans de nombreux autres endroits. Beaucoup craignent que les armes en vente et en diffusion libres conduisent au risque d’être en permanence à la merci de son voisin. Cependant, et d’autres exemples affluent, il existe des collections d’armes, blanches ou à projectiles, pourtant rarement considérées dangereuses. Et à l’inverse, qu’est-ce qui ferait qu’un gendarme ou un policier serait moins dangereux qu’un simple honnête citoyen ? Posséder une arme ne fait pas de vous un criminel – il faut qu’il y ait crime. En matière d’armes, verrait-on deux poids, deux mesures ?

Remarquons que le mot « arme » ne peut pas être défini simplement, car un objet n’est jamais une arme en soi : c’est l’usage qu’on en a qui fait l’arme. Un caillou est-il une arme ? Pas en soi. Sauf si on le jette avec violence avec une fronde. Un tank est-il toujours une arme ? Non, beaucoup sont au musée et donc sans danger. Ma main est-elle une arme ? Non, et pourtant mon poing peut vite le devenir. C’est donc toujours l’usage et l’intention qui fait l’arme et non l’objet en soi. De plus, ceux qui s’opposent au port d’armes devraient tout simplement se couper les mains, car nos mains peuvent devenir des armes mortelles, comme on l’a vu. On saisit tout de suite les limites du concept.

Ainsi, pour les libertariens, le port d’arme doit être libre parce qu’il est impossible de savoir à l’avance ce qui fera une arme et surtout parce que c’est l’intention et l’usage qui font le danger. Le port d’arme est donc une restriction de liberté qui ne répond en rien au problème de l’agression.

Un argument contraire voudrait qu’en laissant les armes en vente libre, on augmente le risque de massacre par des « fous » ou autres individus dangereux. C’est là ne pas aller au bout de la logique. Les massacres médiatisés des USA sont le fait de personnes isolées qui savent les civils désarmés. Si au contraire les « fous » savaient que comme eux la plupart des gens sont armés, tous fous qu’ils sont, il y a toutes chances qu’ils soient alors dissuadés de sortir leurs armes et les tourner vers une foule qui, en légitime défense, aurait réglé leur compte bien avant qu’ils puissent faire un massacre.

Une variante de cet argument oppose qu’un pays trop armé a vite fait de devenir un pays du chaos, comme on le verrait avec bien des pays pauvres. La Suisse nous montre que c’est l’inverse qui est vrai. C’est un des pays au monde où les citoyens sont les plus armés et pourtant il est parmi les plus pacifiques de cette planète et n’a guère de rapports avec le chaos. Quant aux « pays pauvres », leur « chaos » est généralement le résultat d’armes peu nombreuses, restées dans les pires mains. Laisser les gens dans la misère est la bonne stratégie pour éviter toute forme de liberté et assurer… le chaos.

Enfin, les critiques n’ayant pas compris la logique d’une dissuasion populaire avancent que les gens armés menacent l’ordre en réduisant l’efficacité d’intervention de la police. Or c’est l’inverse en réalité, puisqu’il y a bien moins de raisons pour la police d’intervenir dans un environnement auto-dissuasif, où les malfaiteurs savent qu’ils ne sont probablement pas mieux armés que leurs victimes potentielles. Ensuite, cela rétablit l’équilibre des forces et rend vide de sens tout « état d’urgence » : la police ne peut plus devenir un instrument de coercition – en tous cas, moins facilement.
Le libre port d’arme, traditionnel dans bien des pays sans provoquer des bains de sang, fait de longue date polémique en France et dans de nombreux autres endroits. Beaucoup craignent que les armes en vente et en diffusion libres conduisent au risque d’être en permanence à la merci de son voisin. Cependant, et d’autres exemples affluent, il existe des collections d’armes, blanches ou à projectiles, pourtant rarement considérées dangereuses. Et à l’inverse, qu’est-ce qui ferait qu’un gendarme ou un policier serait moins dangereux qu’un simple honnête citoyen ? Posséder une arme ne fait pas de vous un criminel – il faut qu’il y ait crime. En matière d’armes, verrait-on deux poids, deux mesures ?

Remarquons que le mot « arme » ne peut pas être défini simplement, car un objet n’est jamais une arme en soi : c’est l’usage qu’on en a qui fait l’arme. Un caillou est-il une arme ? Pas en soi. Sauf si on le jette avec violence avec une fronde. Un tank est-il toujours une arme ? Non, beaucoup sont au musée et donc sans danger. Ma main est-elle une arme ? Non, et pourtant mon poing peut vite le devenir. C’est donc toujours l’usage et l’intention qui fait l’arme et non l’objet en soi. De plus, ceux qui s’opposent au port d’armes devraient tout simplement se couper les mains, car nos mains peuvent devenir des armes mortelles, comme on l’a vu. On saisit tout de suite les limites du concept.

Ainsi, pour les libertariens, le port d’arme doit être libre parce qu’il est impossible de savoir à l’avance ce qui fera une arme et surtout parce que c’est l’intention et l’usage qui font le danger. Le port d’arme est donc une restriction de liberté qui ne répond en rien au problème de l’agression.

Un argument contraire voudrait qu’en laissant les armes en vente libre, on augmente le risque de massacre par des « fous » ou autres individus dangereux. C’est là ne pas aller au bout de la logique. Les massacres médiatisés des USA sont le fait de personnes isolées qui savent les civils désarmés. Si au contraire les « fous » savaient que comme eux la plupart des gens sont armés, tous fous qu’ils sont, il y a toutes chances qu’ils soient alors dissuadés de sortir leurs armes et les tourner vers une foule qui, en légitime défense, aurait réglé leur compte bien avant qu’ils puissent faire un massacre.

Une variante de cet argument oppose qu’un pays trop armé a vite fait de devenir un pays du chaos, comme on le verrait avec bien des pays pauvres. La Suisse nous montre que c’est l’inverse qui est vrai. C’est un des pays au monde où les citoyens sont les plus armés et pourtant il est parmi les plus pacifiques de cette planète et n’a guère de rapports avec le chaos. Quant aux « pays pauvres », leur « chaos » est généralement le résultat d’armes peu nombreuses, restées dans les pires mains. Laisser les gens dans la misère est la bonne stratégie pour éviter toute forme de liberté et assurer… le chaos.

Enfin, les critiques n’ayant pas compris la logique d’une dissuasion populaire avancent que les gens armés menacent l’ordre en réduisant l’efficacité d’intervention de la police. Or c’est l’inverse en réalité, puisqu’il y a bien moins de raisons pour la police d’intervenir dans un environnement auto-dissuasif, où les malfaiteurs savent qu’ils ne sont probablement pas mieux armés que leurs victimes potentielles. Ensuite, cela rétablit l’équilibre des forces et rend vide de sens tout « état d’urgence » : la police ne peut plus devenir un instrument de coercition – en tous cas, moins facilement.

Citations

« Aucun pays n’est plus paisible et n’offre une meilleure police que ceux où la nation est armée » -- Comité de Rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, 1789

« Il n’existe aucun moyen de se protéger contre les armes nucléaires […] et donc, les hommes de l’Etat sont en fait incapables de remplir aucune fonction de sécurité internationale aussi longtemps que ces armes existent. » -- Murray N. Rothbard

« La paix ne peut être sauvegardée par la force. Elle ne peut être atteinte que par la compréhension. » -- Albert Einstein

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